La relation entre Kinshasa et Kampala repose sur deux piliers. La sécurité d’abord : les deux armées mènent conjointement l’opération Shujaa contre les ADF, combattants d’origine ougandaise affiliés à l’État islamique, actifs dans l’est de la RDC. Lundi, les deux chefs d’État ont évalué cette opération, dit leur satisfaction et décidé de la poursuivre.
Le commerce ensuite : la RDC est désormais la première destination des exportations ougandaises, avec près de 962 millions de dollars échangés en 2024-2025, en hausse de 29 % en deux ans. Yoweri Museveni a révélé qu’un autre dossier a été discuté lors de leur tête-à-tête : le pétrole. Le champ Albert se trouve à cheval sur la frontière entre les deux pays.
Une relation stratégique
Félix Tshisekedi a proposé que la RDC participe aux infrastructures pétrolières ougandaises déjà en développement, oléoduc et raffinerie. « Il a proposé, et j’ai accepté », a dit Yoweri Museveni. Malgré des moments de tensions et de suspicion, l’Ouganda reste pourtant le seul des neuf voisins de la RDC avec lequel Kinshasa est allé aussi loin en coopération depuis l’arrivée de Félix Tshisekedi au pouvoir.
La présence du président congolais à l’investiture de Yoweri Museveni aujourd’hui dit l’état de cette relation : assez stratégique pour qu’aucun des deux pays ne puisse se permettre de la laisser se détériorer.
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