- La cour d’assises des Bouches-du-Rhône entame ce lundi 19 octobre les débats dans l’affaire d’un triple homicide illustrant l’extrême violence du trafic de stupéfiants.
- En décembre 2020, le corps du frère aîné d’Amine Kessaci était retrouvé, une balle dans la tête, dans un véhicule calciné.
- Tué à 22 ans, Brahim avait survécu la même année à deux tentatives d’assassinat.
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La France en proie au narcotrafic
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C’est un procès emblématique du narcotrafic qui gangrène la cité phocéenne. La cour d’assises des Bouches-du-Rhône ouvre ce lundi 19 octobre l’examen d’un triple homicide lié au trafic de drogues qui avait choqué la ville en 2020. Parmi les victimes, figurent le frère aîné d’Amine Kessaci, adjoint au maire et membre du parti des Écologistes qui est depuis ce drame devenu l’une des figures de la lutte contre le narcotrafic en France.
Le jeune homme de 23 ans, qui se rendra aux assises lundi prochain et les jours suivants, déclarait dans « Bonjour ! La Matinale TF1 » la semaine dernière ne pas être « dans une quête de vengeance »
mais « pour la justice »
. Le 29 décembre 2020, deux corps calcinés dont celui de son frère Brahim étaient retrouvés dans une voiture incendiée dans un tunnel d’autoroute à Marseille. Tuée d’une balle dans la tête, la victime de 22 ans avait survécu à deux tentatives d’assassinat dans les mois précédents.
Une cour d’assises aux jurés particuliers
Quelques jours plus tard, un troisième corps, calciné et démembré, était lui aussi découvert dans un véhicule incendié. L’enquête révélera que les trois victimes, impliquées dans le trafic, connaissaient leurs assassins et s’étaient rendues à un guet-apens à Châteauneuf-les-Martigues, près de Marseille. Parmi les cinq accusés figurent Karim Harrat, qui aurait cherché à imposer sa suprématie sur le narcobanditisme marseillais, et Amine Oualane, devenu par la suite un des chefs présumés de la DZ Mafia.
Le procès se tiendra devant une cour d’assises composée uniquement de magistrats professionnels, en raison notamment des risques de pression sur des jurés. Karim Harrat, extradé du Maroc vers la France en 2023, a déjà été condamné à dix ans de prison en janvier comme « donneur d’ordres principal »
d’un réseau de stupéfiants. En mars, il retrouvait Amine Oualane sur le banc des accusés pour un procès mouvementé à Aix-en-Provence, portant sur un double assassinat commis en 2019.
Accusé d’en avoir été le commanditaire, Karim Harrat avait été condamné à 25 ans de réclusion. Amine Oualane avait lui été acquitté. Selon une source proche du dossier, ce dernier, surnommé « Mamine », est aussi une piste dans l’assassinat de Mehdi Kessaci. Le frère cadet d’Amine Kessaci avait été abattu par balles par un commando à moto en plein centre de Marseille en novembre 2025, provoquant une onde de choc nationale.
La rédaction de TF1info avec AFP

