C’est la mort de trop pour le Mexique. Après l’annonce, lundi 13 avril, de la mort d’Alejandro Cabrera Clemente, un migrant mexicain de 49 ans arrêté le 8 janvier par la police américaine de l’immigration et des douanes (ICE), le gouvernement mexicain hausse le ton. Lors de sa conférence de presse matinale du 14 avril, la présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, a annoncé avoir demandé à son gouvernement d’“intensifier les actions” diplomatiques après ce quinzième décès d’un ressortissant mexicain dans un centre de détention pour migrants aux États-Unis depuis le début de l’année 2026, rapporte La Silla Rota.
Tout en rappelant que les autorités américaines n’avaient toujours pas apporté de “réponses précises” sur cette hausse du nombre de victimes, la dirigeante a demandé aux consulats mexicains d’effectuer des contrôles réguliers dans les centres de détention pour migrants, afin d’“apporter un soutien clair et continu aux citoyens détenus”.
2026, année la plus meurtrière
Selon El Economista, l’année 2026 s’annonce déjà comme la plus meurtrière pour les Mexicains détenus de l’autre côté de la frontière, dépassant ainsi les huit cas enregistrés en 2025. Comme le rappelle El País América, le ministère des Affaires étrangères mexicain avait annoncé il y a deux semaines son intention de saisir la Commission interaméricaine des droits de l’homme sur la question de la mort de ses ressortissants.
Si ces nouvelles initiatives semblent montrer une volonté de la part des autorités mexicaines d’accentuer la protection de leurs ressortissants aux États-Unis, certains estiment au contraire qu’elles restent insuffisantes.
Dans un éditorial publié par Crónica quelques heures avant l’annonce de la mort d’Alejandro Cabrera Clemente, le journaliste mexicain Rafael Cardona dénonce un manque d’initiative. Il s’interroge : “Des plaintes, des demandes, des communiqués et des pétitions, mais pas la moindre représaille, commerciale ou autre. […] Comment les États-Unis réagiraient-ils si nous tuions [15] de leurs citoyens ?”
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