Avec notre correspondante à Dakar, Pauline Le Troquier
Au Sénégal, cadres du parti des Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef), délégués régionaux et de la diaspora, tous sont réunis ce 5 juin près de Dakar pour plancher sur une série de textes à adopter. Objectif : ancrer l’idéologie du parti, mais aussi clarifier sa ligne pour l’avenir.
Temps fort prévu ce 5 juin : la réélection d’Ousmane Sonko, seul candidat en lice, à la présidence du Pastef. Pour l’ex-Premier ministre, l’enjeu est de resserrer les rangs dans un parti confronté à sa première épreuve de loyauté. Cinq de ses membres sont restés au gouvernement nommé en début de semaine contre le mot d’ordre du Pastef. Parmi eux, Moussa Bala Fofana, le ministre de l’Urbanisme a annoncé ce 4 juin quitter le parti. Est-ce un moyen d’anticiper de possibles exclusions ce jour ?
Chacun y voit en tout cas « le congrès de la clarification » répond répond Babacar Ndiaye. Pour l’analyste politique « le Pastef retourne d’une certaine manière dans l’opposition ». Plusieurs voix s’interrogent alors sur le sort du chef de l’État Bassirou Diomaye Faye, resté membre du parti co-fondé avec son ancien allié.
Des consignes sont également attendues pour le cas des directeurs d’entreprises publiques. À ces postes stratégiques, les figures du Pastef dominent largement. Pour l’heure, la vague de démission attendue n’a pas été observée à ce niveau.
Après une journée réservée au travail, le parti a appelé ce dimanche 7 juin ses militants à un grand rassemblement populaire. Ce 5 juin, le Pastef a par ailleurs annoncé le ralliement au parti d’une soixantaine d’autres partis politiques et mouvement citoyens. Une charte de fusion a été signée.
À lire aussiSénégal: Ousmane Sonko justifie le refus du Pastef de participer au nouveau gouvernement




