- Soupçonnés de violences et de viol sur un gardé à vue, trois policiers du commissariat de Sarcelles ont été placés en garde à vue mardi matin à l’IGPN.
- Ils en sont ressortis libres dans la même journée.
- Les investigations se poursuivent.
Ils sont ressortis libres, mais les investigations se poursuivent. La garde à vue des trois policiers du commissariat de Sarcelles (Val-d’Oise), soupçonnés de violences et de viol sur un homme gardé à vue, a été levée mardi 21 avril, a confirmé le parquet de Pontoise, précisant que « les gardes à vue avaient été levées pour poursuite d’enquête »
.
Plusieurs lésions constatées sur le corps de la victime
Ces trois policiers, convoqués mardi matin à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), « la police des polices », avaient été placés en garde à vue dans le cadre d’une enquête ouverte par le parquet de Pontoise pour violences ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure à huit jours, commises en réunion et par des personnes dépositaires de l’autorité publique, ainsi que pour viol par personne abusant de l’autorité que lui confèrent ses fonctions.
Cette enquête fait suite à une plainte d’un homme arrêté pour détention de stupéfiants et placé en garde à vue dans la nuit du 17 au 18 avril, souligne une source policière à TF1-LCI. Il a affirmé avoir été frappé par les trois policiers lors de sa garde à vue et avoir été violé avec une matraque télescopique. Plusieurs lésions ont été constatées sur le corps de l’homme, dont une au niveau de la zone rectale, mais pas « significative »
, a indiqué une source proche du dossier à TF1-LCI. Cette même source a ajouté qu’il était toutefois difficile d’établir une causalité avec les faits dénoncés par la victime.
De leur côté, les fonctionnaires ont assuré que le gardé à vue, connu des services de police, « se serait montré extrêmement injurieux et violent »
et qu’une altercation aurait éclaté après que ce dernier se serait enfermé dans les toilettes, refusant d’en sortir, selon les informations du Parisien
. L’homme avait été relâché à l’issue de sa garde à vue et les faits de détention de stupéfiants qui lui étaient reprochés ont fait l’objet d’un classement sans suite.




