vendredi, mai 22

Des colorants présents dans les confiseries, les sauces, ou les plats préparés et des conservateurs dans certaines charcuteries, sodas ou yaourts. Derrière cette liste, les scientifiques se sont intéressés aux habitudes alimentaires de près de 100 000 personnes, depuis 2009, en France.

Haro sur l’alimentation transformée

Résultat : les grands consommateurs d’alimentation transformée ont un risque plus important de développer certains problèmes de santé, comme l’explique Mathilde Touvier, épidémiologiste et directrice de recherches à l’Inserm (l’Institut national de la santé et de la recherche médicale). « On voyait que les personnes qui étaient les plus exposées aux colorants alimentaires avaient un risque plus élevé de développer, au cours du suivi, un diabète de type deux ou encore un cancer. Et pour ce qui était des conservateurs, on s’intéressait ici aux risques de maladies cardio-vasculaires et d’hypertension. Les plus exposés aux conservateurs avaient plus de risques de développer ces pathologies ».

Il faut agir

Au niveau mondial, 93 études montrent les effets délétères sur la santé des aliments ultra transformés. Il faut donc agir, souligne Mathilde Touvier. « On espère que ces études vont déjà servir à réévaluer la sécurité sanitaire de ces substances, de manière à intégrer ces nouvelles connaissances scientifiques et à éventuellement retirer du marché des substances additives qui pourraient être problématiques ou à diminuer les doses autorisées ».

Autre levier d’action en France : mieux informer les consommateurs en précisant la présence des colorants et conservateurs dans le Nutri-score un système en france qui indique la qualité nutritive des aliments sur leur emballage.

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