- Évian-les-Bains se prépare à accueillir le sommet du G7, du 15 au 17 juin.
- La ville s’est barricadée, à la veille de la réunion des chefs d’État.
- Sans autorisation spécifique, impossible d’y entrer, a constaté une équipe de TF1.
« Bonjour messieurs, avez-vous vos QR codes ? »
. Le groupe de cyclistes qui pensait traverser Évian-les-Bains ce matin n’avait manifestement pas prévu ce barrage de police à l’entrée du centre-ville. « Si vous ne l’avez pas, vous devez faire demi-tour »
, précise le policier qui les contrôle. Ce n’est même pas la peine d’essayer. Sans autorisation spécifique, impossible d’entrer dans Évian ce dimanche.
Pour les habitants, c’est contrôle obligatoire à chaque passage. « Tant qu’ils sont cools, tout va bien »
, sourit un automobiliste dans le reportage du 13H ci-dessus. « On a un peu l’impression d’être revenus au temps du Covid. On est chez nous, on a la chance de faire du télétravail »
, réagit une jeune femme.
Dans les rues, pas un touriste visible à l’horizon, mais des forces de l’ordre, partout. Ils sont plus de 13.000 policiers et gendarmes, mobilisés sur ce sommet du G7, qui réunira ici les dirigeants de 7 pays parmi les 10 plus riches du monde, du 15 au 17 juin. Dans les airs, les hélicoptères de la gendarmerie survolent la ville. L’hôtel Royal, le palace où Donald Trump et les autres chefs d’État séjourneront pendant deux jours, se prépare également. C’est là qu’ils parleront de l’économie mondiale, de l’Iran et de l’Ukraine, parmi les dossiers les plus brûlants. Des discussions sensibles que les organisateurs espèrent faciliter grâce à ce décor de carte postale, et une vue imprenable sur le lac Léman.
Lui aussi ultra-surveillé. Les militaires patrouillent sans relâche sur ses eaux. « On surveille notamment le fait qu’il n’y ait pas de drones dans l’espace aérien. S’il y a des drones, on rend compte à la gendarmerie qui viendra intervenir »
, explique au micro de TF1 le sergent-chef Jimmy, de l’embarcation fluviale du génie de l’Armée de Terre. Les gendarmes se tiennent prêts avec leurs pistolets brouilleurs d’ondes, et veillent à ce que personne ne s’approche. « Le principal risque, c’est un trouble à l’ordre public, des manifestations, des contestataires qui viendraient avec des engins nautiques. Ça peut aller du paddle, voire des nageurs, à des voiliers »
, précise le lieutenant-colonel Frédéric Bossuyt, du Groupement de gendarmerie maritime de Méditerranée.
Comme ces militants et leur message pour Gaza, tenus à distance des rives. Ce dimanche après-midi, c’est à Genève, à 40 km d’Évian, que se retrouveront des milliers d’opposants, issus de plusieurs mouvements coalisés sous la bannière « No-G7 ». Beaucoup de commerces de la ville suisse se sont barricadés, marqués par le souvenir des violences en marge du G8 de 2003.




