- Un tribunal russe a condamné Alexandre Lounine à une peine administrative pour « symboles extrémistes ».
- En cause ? Une dénonciation sur les réseaux sociaux de faits de violences dans l’armée russe, qu’il voulait directement rapporter à Vladimir Poutine.
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Des violences dans l’armée russe ? Un vétéran qui dénonçait sur les réseaux sociaux des faits de violences dans l’armée russe et exigeait une audience auprès du président Vladimir Poutine a été condamné ce lundi 29 juin à une peine administrative pour « symboles extrémistes », selon le tribunal de la région de Voronej, dans le sud-ouest de la Russie.
Alexandre Lounine, 39 ans, a été présenté à un juge samedi et condamné à une peine administrative pour avoir montré des « symboles extrémistes », selon les informations publiées sur le site du tribunal. La décision et le détail des faits reprochés, pour lesquels il encourt 15 jours d’emprisonnement, n’ont pas été rendus publics.
« L’armée va retourner ses armes contre le Kremlin »
Les médias russes se sont fait l’écho des appels enflammés de cet ancien combattant, qui a servi au moins un temps sur le front en Ukraine, publiés la semaine dernière sur les réseaux sociaux, dans lesquels il disait avoir connaissance de faits de violences et d’extorsion dans les rangs de l’armée et exigeait d’en informer directement le président Vladimir Poutine.
Dans une vidéo publiée jeudi qui a été vue des millions de fois, notamment sur Instagram, réseau pourtant interdit en Russie, il annonce des « conséquences sérieuses »
s’il n’obtenait pas une « audience »
auprès du président Poutine. « Si je ne viens pas au Kremlin bientôt et y parle en direct, à vos côtés, l’armée va retourner ses armes contre le Kremlin »
, affirme-t-il en s’adressant au président russe. Sa femme, Tatiana, a dit samedi dans une vidéo sur TikTok, supprimée depuis, que leur domicile avait été perquisitionné alors que M. Lounine était déjà parti pour Moscou.
Selon des informations publiées sur une chaîne Telegram, présentée comme celle de M. Lounine, il a été placé en détention pour 11 jours. Interrogé sur cette vidéo vendredi, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, avait affirmé que Vladimir Poutine n’avait pas vu la vidéo et s’était refusé à commenter, notant cependant que M. Lounine semblait tenir des propos « aux formulations assez étranges »
.




