Avec notre correspondante à Londres, Sidonie Gaucher
Des centaines de manifestants se sont rassemblés à Londres à l’occasion de la Marche annuelle pour la vie, organisée par les opposants au droit à l’avortement. D’un côté de Westminster, un concert sous le soleil et des pancartes : « la vie, c’est la vie » et « L’avortement fait mal à la famille ».
De l’autre, des discours en faveur du droit des femmes à disposer de leur corps. « Toute personne qui peut avoir un enfant devrait pouvoir choisir d’en avoir un ou non. L’avortement, c’est un soin médical. »
À lire aussiIVG en hausse au Royaume-Uni: les fausses informations publiées sur TikTok pointées du doigt
Un combat loin d’être terminé
Plus loin, Edith, une Américaine de 75 ans naturalisée britannique, se bat depuis 50 ans pour ce droit. « Je me bats pour le droit à l’avortement depuis 1976 », martèle-t-elle. Et pour Edith, le combat est loin d’être terminé.
« Bien sûr qu’il faut continuer. Il y a encore tellement de gens stupides dans le monde. Des gens qui pensent que le droit à l’avortement n’est pas nécessaire aux femmes, et qu’elles doivent simplement sacrifier leur vie à ce tout ce qui peut leur arriver. »
Le 18 mars dernier, le Parlement britannique a voté la fin de la criminalisation des femmes qui pratiquent une IVG, quel que soit le délai de grossesse.
À lire aussiLes députés britanniques dépénalisent l’IVG hors délai en Angleterre et au pays de Galles

