- Selon un sondage, 85% des Français souffrent de maux de ventre.
- Ces douleurs peuvent avoir des causes psychologiques.
- Le gastro-entérologue Gabriel Perlemuter est l’invité de « Bonjour ! Avec vous ».
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Faites-vous partie des 85% des Français concernés par les maux de ventre ? Cette douleur est fréquente au quotidien et a de multiples causes. L’une d’entre elles est le syndrome de l’intestin irritable qui touche environ 15% de la population. Cette maladie se caractérise par une gêne ou par des douleurs au niveau du ventre qui surviennent au moins trois jours par mois depuis six mois. Elle est associée à des modifications des selles et à des douleurs au moment d’aller aux toilettes. « Beaucoup de personnes sont dans la détresse avec ces douleurs au niveau du ventre et avec un grand nombre d’examens qui sont réalisés »
, affirme le professeur Gabriel Perlemuter, gastro-entérologue, invité de « Bonjour ! Avec vous ». Les connaissances médicales et scientifiques permettent maintenant de faire un diagnostic et d’arrêter de passer des examens qui ne révèlent rien.
Selon l’auteur du livre Le ventre en héritage. Pourquoi j’ai mal ?
(Ed. Flammarion), ces maux s’expliquent en partie par une transmission familiale. Celle-ci peut être génétique, épigénétique, c’est-à-dire liée à l’environnement ou liée à un mimétisme de comportement de son entourage.
Les conseils pour ne plus avoir « la boule au ventre »
Des maux de ventre peuvent avoir une cause psychologique lorsque des traumatismes modifient des zones du cerveau. Par exemple, ils surviennent lorsque nous sommes anxieux, « parce qu’on va avoir une activation brutale du système sympathique, de l’adrénaline, qui va entraîner des contractions au niveau du ventre. Et quand on a un gros stress, des stress à répétition, ça va se répercuter de façon prolongée et modifier les connexions entre le tube digestif et le cerveau »
, détaille Gabriel Perlemuter.
Pour ne plus avoir mal en étant stressé, le gastro-entérologue recommande de « modifier son alimentation pour soulager le plus possible le ventre, et d’autre part apprendre à gérer son niveau d’anxiété pour reconnecter le cerveau au tube digestif »
. Cela peut passer par de la musique, des exercices de respiration, la pratique d’un sport. Un massage en quatre étapes réduit aussi les douleurs. Respirez d’abord avec votre cage thoracique, massez ensuite vos ganglions et vos inguinaux (situés vers l’aine), drainez sous les côtes puis raclez avec vos mains du haut vers le bas. En plus des mouvements de massage, le professeur conseille d’ajouter une bouillotte chaude.
Les aliments à éviter
En cas d’inflammation, enlever les aliments transformés et trop riches en mauvaise graisse permet de limiter les douleurs. Ne plus consommer de lactose ou de fructanes, qui sont présents dans les éléments riches en gluten, facilite aussi la digestion. Les aliments qui fermentent (ail, échalote, oignon, champignon) peuvent aussi être évités car ils demandent plus de travail pour être digérés. En plus des douleurs, des ballonnements peuvent advenir. Il s’agit de l’un des symptômes du syndrome de l’intestin irritable qui se remarque plus fréquemment chez les femmes. Ce problème est causé par des fermentations digestives après le repas. De leur côté, les personnes qui ont mal lorsqu’elles commencent à manger souffrent plutôt d’une anxiété anticipatoire qui va activer le système de l’adrénaline. Pour réduire les douleurs et avant de se tourner vers des médicaments, la phytothérapie peut être utile. « La mélisse peut aider. Vous avez des plantes qui peuvent agir, par exemple, sur le niveau d’anxiété, comme la rhodiola, le safran »
, indique le professeur qui recommande de consulter lorsque ces douleurs deviennent empoisonnantes, qu’elles modifient la vie ou influent sur votre activité.

