La suppression de la TVA de 5 % sur l’électricité devrait permettre à un ménage britannique moyen d’économiser 45 livres, environ 53 euros par an, sur sa facture. Son coût (850 millions de livres, soit 1 milliard d’euros par an) sera financé par l’abandon du projet de nouvelle carte d’identité numérique, a déjà annoncé le nouveau gouvernement d’Andy Burnham.
Les critiques des proches de l’ancien Premier ministre Keir Starmer n’ont pas tardé : « Le projet de Digital ID n’était pas financé », a déclaré l’ex-secrétaire général du cabinet sortant, qui a demandé au nouveau gouvernement de préciser comment il comptait financer cette mesure.
L’annonce a en revanche laissé de marbre les marchés financiers, pourtant inquiets lundi, après les propos d’Andy Burnham qui s’était dit favorable à une certaine « flexibilité budgétaire », ce qui avait pesé sur la monnaie britannique. Ce mardi, les investisseurs semblent au contraire avoir été rassurés par la nomination au poste de chancelier de l’Échiquier de John Healey, l’ancien ministre de la Défense qui avait claqué la porte en juin dernier, et qui s’est empressé d’affirmer son attachement au « contrôle des dépenses budgétaires », « socle (selon ses mots) de la stabilité et de la sécurité nationale ».
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