Et si… – Gaël Monfils entame son dernier Roland-Garros contre Hugo Gaston. Il laissera derrière lui l’image d’un showman hors pair. Est-il passé à côté de mieux en refusant l’ennui d’un jeu plus froid ?
A Roland-Garros,
Show. Quatre lettres d’un anglicisme dont Gaël Monfils a fait sa personnalité tout au long de sa carrière. Des courses, des sauts, parfois des plongeons et pléthore de « hotshots » sur trois décennies ont forgé l’héritage spectaculaire que le Français tâchera d’honorer contre Hugo Gaston lors de son entrée en lice dans son dernier Roland-Garros. Qu’il a déjà honoré, soyons précis, jeudi dernier à l’occasion de sa soirée Gaël & Friends, animée par Paul de Saint-Sernin et Matt Pokora, autour d’un mini-tournoi mixte. Tellement Gaël. « Il adore le petit jeu, ça doit faire partie de ses contenus d’entraînement de travail sans quoi il se lasse », en sourit son ancien entraîneur Eric Winogradsky.
Par amour du beau tennis, Monfils a réussi l’exploit de reléguer au second plan sa qualité première, la défense, pour la mettre au service du spectacle. Un paradoxe à la fois source de son succès et plafond de verre sous les sommets selon une théorie de Gilles Simon dans Stade 2.
C’est un joueur qui a mis longtemps à se connaître parce qu’on ne l’a pas aidé à se connaître. Parce que jamais personne n’a voulu accepter que dans sa nature, c’est un défenseur. C’est‐à‐dire que si sa vie en dépend, il met la balle dans le terrain et il court. Et dans un moment important, si on lui demande de frapper, elle ne va pas rentrer la balle, car ce n’est pas lui. Il a accompli de grandes choses, mais quand on arrive tout en haut et qu’on joue contre des joueurs qui eux sont alignés, cela(…)
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