- Renault a annoncé mercredi un plan de départs volontaires en France, dans le cadre de la réorganisation de son pôle ingénierie.
- Pas moins de 800 ingénieurs sont concernés, essentiellement en Île-de-France.
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Renault poursuit sa réorganisation face à la concurrence chinoise. Sur les 5.500 ingénieurs du constructeur automobile, 800 départs volontaires auront lieu d’ici « fin 2027 »
, indique le groupe, mercredi 24 juin. Dans le même temps, le fleuron français entend recruter entre 150 et 200 nouveaux ingénieurs avec des compétences spécifiques (pour le software, l’intelligence artificielle embarquée, l’électrification) en CDI. Le plan, présenté aux partenaires sociaux dans la journée, prévoit aussi un plan de formation (de 200.000 heures) et de la mobilité interne (500 personnes à reconvertir).
« Simplifier » l’organisation de l’entreprise face à la concurrence de la Chine
L’idée derrière ces annonces est de « simplifier »
l’organisation et de moins fragmenter les fonctions pour accroître « la vitesse d’exécution »
pour faire face à la concurrence de l’empire du milieu, explique le responsable mondial des technologies (CTO) de la firme, Philippe Brunet. « Les constructeurs chinois sont en train d’augmenter significativement leurs parts de marché en Europe : c’était moins de 3% en 2024, c’est 8,8% à la fin du mois de mai »
, met en avant le responsable. « Ces parts de marché s’expliquent par des produits avec des contenus technologiques significatifs et des coûts aussi très compétitifs (…) Nous, on doit être capables d’être compétitifs par rapport à cela »
, poursuit-il.
Renault avait confirmé le 10 avril son intention de réduire de 15 à 20% le nombre de ses postes d’ingénierie dans ses effectifs mondiaux. Un changement de trajectoire dénoncé par la CGT, le syndicat fustigeant une « logique de rentabilité »
et appelant « les salariés à s’opposer à cette politique de casse sociale »
. Dans cette optique, un rassemblement est prévu le 25 juin devant le technocentre de Renault à Guyancourt.
À l’heure actuelle, le constructeur français compte 11.000 ingénieurs dans le monde, dont la moitié en France. Au total, il emploie plus de 100.000 personnes.




