lundi, mai 25

  • Les lycéens qui auront suivi une épreuve de spécialité dans une langue régionale pourront passer l’examen dans cette langue, a annoncé le ministre de l’Éducation nationale.
  • Cette mesure devrait être effective dès la session du baccalauréat 2028.
  • « À terme », cela pourrait également concerner « certaines langues vivantes étrangères », a précisé Édouard Geffray.

Certains lycéens suivent un cours de spécialité en corse, en basque ou en breton. À partir du bac 2028, ils pourront également passer l’épreuve dans leur langue régionale. « À partir du moment où un élève aura suivi une spécialité sur les deux années de première et de terminale (…) dans une langue vivante régionale, il pourra passer l’épreuve correspondante dans cette langue », a affirmé Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale (nouvelle fenêtre) dans un entretien accordé à Ouest-France (nouvelle fenêtre), dimanche 24 mai.

Le sujet d’examen serait « le même, simplement traduit », a-t-il ajouté. De ce fait, le grand oral du baccalauréat adossé à la spécialité « suivi en langue régionale pourra, lui aussi, se dérouler dans cette langue », a précisé le ministre. Cependant, cette disposition ne vaudra que « pour une seule spécialité », l’autre devant « être obligatoirement préparée et passée en français », a-t-il nuancé. Aujourd’hui, même si un élève a suivi une spécialité entière en langue régionale, il ne peut que passer son épreuve en français, « sauf si la langue elle-même constitue la spécialité », a souligné Édouard Geffray.

En termes de calendrier, Édouard Geffray a assuré que les textes sortiront « au cours de l’été, pour que les élèves entrant en première à la rentrée prochaine puissent accomplir leur cycle terminal dans ce nouveau cadre ». « Leur première épreuve en langue régionale se tiendra donc à la fin de leur terminale, lors de la session 2028 », a-t-il affirmé.

Les parcours scolaires bilingues valorisés

Cette « véritable section bilingue », selon le ministre, « ne menace ni ne fragilise en rien le français » et, d’ailleurs, « les élèves concernés continueront à passer l’essentiel de leurs épreuves en français, au sein d’un parcours scolaire bilingue que l’institution reconnaîtra enfin à sa juste valeur ».

Le ministre a rappelé que ce principe existait déjà dans l’enseignement supérieur : ainsi un étudiant en droit qui suit un cours en anglais « passe ses partiels en anglais pour le cours correspondant ». « Le baccalauréat étant le premier diplôme de l’enseignement supérieur, la même logique doit lui être appliquée », selon lui. Le ministre a également estimé que ces nouvelles modalités pourraient concerner « certaines langues vivantes étrangères à terme ». 

Emma ALLAMAND avec AFP

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