dimanche, juillet 26

Avec notre correspondante à Kinshasa, Paulina Zidi

Depuis le 15 mai, tous les acteurs de terrain sont unanimes sur le constat : on court derrière la maladie. L’épidémie avait de l’avance et ce retard se prolonge. Cette étude a comme ambition de tenter de répondre à cette problématique avec ce modèle de propagation du virus Bundibugyo qui doit permettre la priorisation des zones de surveillance.

En collectant les données épidémiques jusqu’au 13 juillet et en les recoupant avec les déplacements, la densité de population et d’autres indicateurs, le rapport a mis en avant dix zones de santé les plus à risque pour les deux semaines suivantes. Huit se situent en Ituri, qui reste donc l’épicentre de l’épidémie : Rethy, Mahagi, Jiba, Biringi, Linga, Nyarambe et Angumu.

À cette liste s’ajoutent Lubero, dans le Nord-Kivu, ainsi que Watsa et Gombari dans le Haut-Uélé. Et effectivement, depuis la présentation du modèle, certaines zones ont connu leur premier cas, comme à Mahagi.

Pour les auteurs de cette étude, si l’on concentre la surveillance dans ces zones classées à risque, les chances de détecter au plus vite de nouvelles chaînes de contamination sont renforcées. Ils précisent néanmoins que ces résultats sont préliminaires et qu’une publication scientifique est en préparation.

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