Avec notre correspondant à Kinshasa, Pascal Mulegwa
Les avocats multiplient les critiques contre le Conseil national de cyberdéfense. À l’audience, Maître Nzeba Monique est revenue sur l’interpellation du général de brigade John Cinyabuguma. Selon son récit, le 4 décembre 2025, vers deux heures du matin, une quarantaine d’hommes cagoulés, sans mandat, investissent son domicile, désarment sa garde et contraignent l’un de ses fils à les conduire jusqu’à sa chambre. Pour la défense, ces méthodes s’apparentent à du banditisme.
Les conseils du général-major Nyembo Maurice, ancien chef de cabinet de Christian Tshiwewe, dénoncent eux aussi de graves irrégularités. Ils affirment que les procès-verbaux ont été établis par un officier de police judiciaire non assermenté, à l’issue d’une audition menée sous cagoule. Selon eux, le Conseil national de cyberdéfense n’a aucune compétence pour arrêter, poursuivre ou détenir des citoyens, rappelant que cette structure est censée conseiller le président de la République en matière de cyberdéfense.
Les conseils de Christian avaient déjà dénoncé il y a deux semaines une perquisition sans mandat. Les avocats demandent donc l’annulation de tous les actes de procédure et la relaxe des prévenus. La Haute Cour militaire a renvoyé l’affaire à la semaine prochaine pour la poursuite des exceptions soulevées par les autres accusés et peut-être les répliques du ministère public.
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