Avec notre correspondante à Lubumbashi, Denise Maheho
Créée par l’université Nouveaux horizons, cette banque de données poursuit, avant tout, les objectifs de recherche scientifique. L’université entend ainsi répondre à la question de la souveraineté numérique de la RDC car la plupart des serveurs sont logés à l’étranger.
C’est une salle climatisée qui abrite la banque de données numériques nommée super calculateur Lofoy, nom emprunté des plus hautes chutes d’Afrique, situées à 150 km de Lubumbashi. Sa capacité de calcul par minute est équivalente à celle de 300 ordinateurs mis ensemble.
« Ce data center comprend au total 30 serveurs, et l’autre partie du serveur que vous voyez là-bas, c’est un rack qui prend cinq serveurs de stockage de données. Cela permet de faire des exercices sur l’intelligence artificielle », indique l’ingénieur Trésor Amisi, le gestionnaire.
Conserver des données stratégiques de la RDC sur le territoire national
Ce projet porté par l’université Nouveaux horizons de Lubumbashi vise à offrir une infrastructure fiable aux chercheurs.
« On avait des doctorants qui étaient obligés d’exporter leurs données. Si on avait une infrastructure, ils traiteraient les données sur place, dans notre infrastructure et cela leur permettrait d’être plus créatifs, de lancer des projets de recherche avec les langues locales », explique Diego Takizala, président du Conseil d’administration de l’université.
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Cette banque de données s’inscrit aussi dans une dynamique plus large, celle de conserver des données stratégiques de la RDC sur le territoire national, explique, de son côté, le Professeur Antoine Bagula, doyen de la faculté d’informatique : « Nous avons beaucoup des données en Afrique et nous les faisons traiter par des compagnies étrangères. Et c’est très dangereux pour notre souveraineté. »
Cette banque de données numériques sera aussi ouverte à d’autres institutions publiques et privées telles que l’ industrie minière.
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