jeudi, avril 23

  • Après un sommet des dirigeants de l’UE à Chypre, le président français se rendra dans la foulée en Grèce pour une visite officielle les 24 et 25 avril.
  • Ce déplacement revêt une importance particulière dans un contexte d’incertitudes géopolitiques accrues.
  • Il devrait être notamment l’occasion de sceller le renouvellement de l’accord initial de partenariat stratégique en matière de défense et de sécurité.

Suivez la couverture complète

Moyen-Orient : tensions autour du détroit d’Ormuz, cessez-le-feu fragile au Liban

Chypre puis la Grèce. Après le sommet informel des dirigeants des pays de l’UE réunis à Nicosie, ce jeudi 23 avril et vendredi, Emmanuel Macron se rendra dans la foulée en Grèce pour une visite officielle, vendredi et samedi. 

Paris et Athènes espèrent que ce déplacement marquera une étape majeure dans l’approfondissement d’une relation déjà étroite entre les deux pays. Selon l’Élysée, le déplacement du chef de l’État en Grèce « mettra à l’honneur les liens historiques entre nos deux pays » mais aussi « notre attachement partagé aux valeurs européennes et les coopérations étroites dans tous les domaines, en particulier la défense, l’économie et la culture ». Les sujets de défense seront probablement au cœur des échanges, alors que tous les regards sont tournés vers les conflits au Proche et au Moyen-Orient.

Un accord signé en 2021 au centre des enjeux

Cette visite « contribuera à renforcer et à élargir la coopération stratégique entre la France et la Grèce », précise l’Élysée dans un communiqué. Concrètement, Paris et Athènes devraient « renouveler le partenariat stratégique de coopération en matière de défense et de sécurité de 2021, qui sera désormais tacitement reconduit », selon la présidence française. Un « nouveau partenariat stratégique global couvrant l’ensemble des aspects de la relation bilatérale, y compris la compétitivité et les valeurs », sera également signé avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis. 

Selon Athènes, la coopération franco-hellénique « sera placée au cœur des discussions sur l’avenir de l’Europe et sur le cadre européen de défense et de sécurité ». Des sources gouvernementales grecques indiquent à l’AFP que la visite d’Emmanuel Macron « revêt une importance particulière » vu « les fortes incertitudes géopolitiques » et le fait que « l’Europe cherche un nouveau cap tant pour renforcer sa compétitivité que pour élaborer une politique de défense plus cohérente, complémentaire de l’Otan ».

Comme Paris, Athènes espère que cette visite du président de la République « va sceller le renouvellement » de l’accord initial de partenariat stratégique sur cinq ans en matière de défense et de sécurité, signé en septembre 2021 à Paris. Dans le cadre de cette coopération et de la décision alors de la Grèce de moderniser ses forces armées, Athènes avait commandé 24 appareils Rafale puis trois frégates Belharra pour un montant total de plus de 5,5 milliards d’euros. Une quatrième frégate avait été ajoutée l’an dernier.

Cette visite du président français vise également à « ouvrir la voie à un approfondissement supplémentaire de la coopération dans des domaines tels que l’économie, la protection civile et l’innovation », ajoutent les sources gouvernementales grecques. 

La sécurité maritime, « priorité absolue » pour Athènes

La sécurité de la navigation devrait également être abordée lors des entretiens d’Emmanuel Macron et de Kyriakos Mitsotakis, avec un accent particulier sur le détroit d’Ormuz. Pays avec une tradition de marine marchande et disposant de la flotte la plus importante au monde, Athènes participe activement à l’opération européenne Aspides mise en place en mer Rouge. Kyriakos Mitsotakis avait fait de la sécurité maritime « une priorité absolue » pour son pays.

Par ailleurs, précise Euronews, un accent particulier dans la relation franco-grecque est mis sur la question de la protection des mineurs en ligne. La Grèce et la France sont parmi les premiers pays de l’UE à promouvoir des initiatives visant à réglementer l’utilisation des médias sociaux par les mineurs et à être à l’avant-garde du développement d’un cadre réglementaire européen, rappelle ce média. 

Julien CHABROUT avec AFP

Share.
Exit mobile version