- Les restaurateurs peuvent choisir d’utiliser le label « fait maison ».
- Il distingue la cuisine d’assemblage de celle réalisée à partir de produits bruts.
- La mention « fait maison » répond à des critères précis.
Dans la restauration, la mention « fait maison » informe le consommateur que le plat qu’il va manger a été préparé sur place, à partir de produits frais ou bruts ou de produits traditionnels de cuisine. Cette mention n’est pas soumise à une procédure de certification ou de labellisation et le restaurateur (nouvelle fenêtre) peut choisir de l’afficher ou non. Ce label permet de distinguer la cuisine d’assemblage de la cuisine confectionnée à partir de produits bruts.
S’il s’agit d’une information pour le consommateur, des critères sont à respecter pour utiliser cette mention. Ainsi, certains ingrédients peuvent entrer dans la composition d’un plat « fait maison ». Il s’agit de produits bruts (crus) qui ont été réceptionnés par le restaurateur sans avoir été modifiés au préalable, explique le ministère de l’Économie (nouvelle fenêtre). Certains produits non bruts dont le consommateur ne s’attend pas à ce qu’ils soient confectionnés sur place sont aussi autorisés, tels que les poissons fumés, les rillettes et les œufs de poissons, les charcuteries (sauf les terrines et les pâtés).
Le plat doit être élaboré sur place
Les fromages, les matières grasses alimentaires, la crème fraîche, le lait, le pain, les farines et les biscuits secs font aussi partie des ingrédients autorisés pour la cuisine « fait maison ». Dans un second temps, pour bénéficier de la mention, le plat doit être élaboré sur place. Ainsi, si les plats sont confectionnés par une cuisine centrale qui livre des restaurants collectifs, ils ne peuvent pas afficher le logo « fait maison ».
Seuls les restaurateurs qui préparent des plats « fait maison » peuvent l’indiquer en face de chaque plat ou à un endroit visible de tous les consommateurs. Si une seule partie des plats est concernée, la mention ou le logo peuvent être placés en face de chacun des plats « maison ». Des contrôles sont régulièrement effectués pour vérifier que la mention est justifiée. Aucune sanction spécifique n’est prévue en cas d’utilisation abusive de la mention « fait maison », mais la protection des consommateurs contre les pratiques commerciales trompeuses encadre cette pratique.
Vers un assouplissement des critères ?
En décembre 2025, les Assises de la restauration se sont clôturées par la présentation de plusieurs mesures pour aider le secteur de la restauration. Un décret devrait permettre d’assouplir les critères de la mention « fait maison ». Le gouvernement prévoit d’allonger la liste des produits autorisés pour utiliser ce label. Certains nouveaux ingrédients pourraient être ajoutés, comme les œufs en bouteille, les légumes blanchis, la crème végétale ou encore la chair de crabe. Selon le cabinet du ministre des PME, du Commerce, de l’Artisanat et du Tourisme, Serge Papin, l’objectif est de « favoriser la mention ‘fait maison' »
en facilitant son usage. « On ne diminue pas l’exigence, mais on répond aux pratiques des restaurateurs »,
détaille le cabinet du ministre.











