- Le conflit au Moyen-Orient continue d’avoir des effets sur les prix à la pompe.
- La situation dans le détroit d’Ormuz reste incertaine.
- En cas de déblocage, les prix des carburants peuvent-ils immédiatement baisser ? Nicolas Doze, éditorialiste économie LCI, fait le point.
La réouverture du détroit d’Ormuz va-t-elle intervenir prochainement, près de trois mois après le début de la guerre au Moyen-Orient ? Le blocage de ce passage maritime a fait grimper les prix dans les stations-service. En cas d’accord entre les États-Unis et l’Iran sur le détroit d’Ormuz, une baisse immédiate des tarifs à la pompe est-elle possible ?
La différence, « on ne la verra pas au bout de 24, 48 heures. Mais on la verra. La baisse du baril de pétrole, il faut l’ancrer dans la durée. La réouverture est une chose. La fluidité des livraisons en est une autre »
, fait remarquer Nicolas Doze, éditorialiste économie LCI.
Au Moyen-Orient, de nombreuses installations ont été attaquées et détruites, depuis le début du conflit. Réussir à avoir une capacité de production semblable à celle d’avant risque d’être difficile. « Certaines infrastructures vont mettre probablement des semaines, voire un peu plus, pour retrouver un vrai fonctionnement normal »
, estime Nicolas Doze.
Les répercussions d’un déblocage du détroit d’Ormuz ne seront pas immédiates dans les stations-service françaises. Il faut « à peu près dix jours, pour avoir une baisse significative si la réouverture est là et si la baisse des cours est vraiment installée »
, explique-t-il par ailleurs.











