mardi, avril 14

  • Invité de « Bonjour ! La Matinale TF1 », Nicolas Dufourcq a fait un point sur le « prêt flash carburant », au lendemain de son ouverture à certaines entreprises.
  • « On a eu plusieurs centaines de demandes pour à peu près 10 millions d’euros », a annoncé le directeur général de la Banque publique d’investissement, ce mardi matin.
  • Selon Bpifrance, l’enveloppe globale de ces prêts aux entreprises victimes de la flambée des prix des carburants sera « d’une centaine de millions d’euros ».

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Guerre au Moyen-Orient : les prix des carburants et du gaz s’envolent

À peine lancé et déjà plusieurs centaines de demandes. « Nous avons eu plusieurs centaines de demandes pour à peu près 10 millions d’euros », a annoncé Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance, dans « Bonjour ! La Matinale TF1 » ce mardi 14 avril, au lendemain de l’ouverture du « prêt flash carburant ». Les demandes viennent « essentiellement, à 60%, des transporteurs routiers », a précisé le patron de la Banque publique d’investissement, chargée de soutenir et de financer les entreprises françaises.

Annoncé par Bercy début avril, face à la flambée des prix des carburants liée à la guerre au Moyen-Orient, ce dispositif permet de prêter des sommes de 5.000 à 50.000 euros au taux de 3,80%, et sans garanties, aux TPE (très petites entreprises) et PME (petites et moyennes entreprises) dans certains secteurs éligibles : transports, agriculture, pêche, à condition que les dépenses de carburant représentent « au minimum 5% du chiffre d’affaires ». La durée de ces prêts est de trente-six mois, avec un différé de remboursement d’un an, ainsi qu’une « mise à disposition des fonds sous sept jours », précise le ministère de l’Économie dans un communiqué.

L’enveloppe globale est « estimée à une centaine de millions d’euros », ajoute sur TF1 Nicolas Dufourcq, qui n’a pas donné de calendrier en raison de l’imprévisibilité de l’évolution de la situation au Moyen-Orient. Il a donc confirmé que seulement 10% des sommes disponibles ont déjà été allouées.

C’est un prêt sans garanties sur le patrimoine de l’entrepreneur, le risque est couvert par l’État

Nicolas Dufourcq, directeur général de la BPI

Nicolas Dufourcq s’est enfin voulu rassurant face aux risques de défaillances d’entreprises, dont les finances sont parfois étranglées par la hausse des coûts, et dernièrement celle des carburants. « C’est un prêt sans garanties sur le patrimoine de l’entrepreneur, ce qui veut dire que le risque est couvert par des fonds de garanties dotés par l’État », a-t-il affirmé, estimant le taux de défaut à 5%. 

« On transforme le prêt court terme en un prêt moyen terme de trois ans » pour donner « une bulle d’oxygène » aux entreprises et leur permettre de rembourser « des crédits de 20.000 euros en moyenne » sur les deux dernières années qui sont « absorbables », selon le patron de Bpifrance. « Évidemment cela aurait été mieux de faire un bouclier » ou « un prêt à taux zéro », mais « cela coûte de l’argent public et la France ne peut plus se le payer », a-t-il conclu.

Victor GAUTIER

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