jeudi, avril 23

Le candidat LR à la présidentielle Bruno Retailleau a présenté jeudi son plan « d’urgence anti-trafics » qui prévoit de boucler 24 heures sur 24 les quartiers « gangrénés par le trafic de drogue » pour faire face « à la submersion de poudre blanche ».

« Il faut absolument réagir parce que c’est une menace pour notre Etat », a affirmé l’ancien ministre de l’Intérieur lors d’une visite dans le quartier Pablo Picasso à Nanterre, où s’est produite une bagarre entre dealers dans une école en décembre.

Pour ce premier déplacement après sa désignation dimanche comme candidat à l’Elysée par les adhérents LR, Bruno Retailleau a choisi un thème régalien: la lutte contre le narcotrafic qui a été renforcée par une loi l’an dernier lorsqu’il se trouvait à Beauvau.

Le patron de LR entend la compléter avec un dispositif qui lui permettra d’établir « un état d’urgence anti-trafics », tout en précisant qu’il réformera la Constitution pour que ses mesures soient applicables.

« C’est une réponse très résolue qui fera partie de mon projet présidentiel », a-t-il expliqué à la presse aux côtés des parlementaires LR Roger Karoutchi et Philippe Juvin, ainsi que Hélène Matouk, candidate malheureuse de son parti aux récentes municipales.

Cet « état d’urgence » se décline en trois volets: le premier – le judiciaire – prévoit d’allonger « la durée de détention provisoire (pour) taper l’économie de la drogue » ou encore des sanctions « beaucoup plus fermes » pour les mineurs afin de « frapper dès les premiers délits ces jeunes avec des courtes peines ».

Le second levier concerne « l’occupation du terrain » par les forces de l’ordre. Le candidat LR propose notamment de « boucler 24h/24 » les quartiers touchés par le trafic de drogue pour en contrôler « les entrées et les sorties ».

Il n’écarte d’ailleurs pas de mobiliser dans cette mission des « véhicules blindés de la gendarmerie nationale » comme le Centaure.

Ce verrouillage, qui permettrait aussi de couper les télécommunications, concernerait entre 50 et 60 quartiers « qui sont dans une situation où j’estime qu’ils échappent désormais à la loi de la République », a souligné le candidat, précisant que d’autres pourraient être ajoutés selon les critères retenus.

Enfin, le plan d’urgence donnerait aussi des « outils administratifs » afin notamment de taper au portefeuille » des narcotrafiquants.

arz/jmt/ale

  

    

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