vendredi, avril 17

Le nouveau maire LFI de Saint-Denis veut une gauche rassemblée autour du leader de son parti pour l’élection présidentielle de 2027. Dans un entretien accordé au Monde ce vendredi 17 avril, Bally Bagayoko affirme vouloir réunir toutes les forces de gauche autour d’un seul et même candidat: Jean-Luc Mélenchon.

« Nous avons vocation à rassembler la gauche du PS, les écolos et le PCF, pour nous adresser à l’ensemble de l’électorat de gauche », lance-t-il dans les colonnes du quotidien français.

« Prendre des initiatives avec maires de communes rurales »

Un rassemblement à première vue difficile alors que les insoumis et les socialistes ont continué de se déchirer pendant les dernières élections municipales, avec quelques alliances locales parfois fortement décriées. Une primaire de la gauche hors LFI afin de désigner un candidat unique en octobre est par ailleurs voulue par le Premier secrétaire du PS Olivier Faure mais aussi par la cheffe des écologistes, Marine Tondelier, qui s’est d’ores et déjà déclaré candidate à une telle primaire.

Pourtant, Bally Bagayoko affirme penser « pouvoir jouer un rôle en contribuant à rassembler ». Pour cela, le maire de Saint-Denis souhaite « prendre des initiatives avec maires de communes rurales » pour « ressouder le lien quartier populaire-ruralité ».

« Nous avons la responsabilité d’être des haut-parleurs pour les quartiers populaires, un sujet qui a été effacé du débat public. Mais je ne veux pas qu’on oppose les territoires urbains au milieu rural. En 2022, nous n’avons pas réussi à travailler les deux axes en parallèle. On va le faire pour 2027 », explique-t-il.

L’organisation d’une primaire fait « perdre du temps »

Le choix de Jean-Luc Mélenchon, néanmoins, peut faire grincer des dents chez les autres forces de gauche. Il est pourtant pragmatique pour le maire de Saint-Denis. « Quand on se présente trois fois à une élection et que l’on progresse, c’est qu’il y a une possibilité de victoire », souligne l’édile dionysien.

« Ceux qui sont en train d’organiser une primaire qui va accoucher d’une souris sont des spécialistes de l’échec. Ils nous font perdre du temps », tranche Bally Bagayoko.

Néanmoins, le maire de Saint-Denis ne souhaite pas faire de Jean-Luc Mélenchon la seule figure portant à bout de bras la gauche en 2027. « Les histoires de casting, cela peut se traiter dans l’offre politique: il faudra des personnalités suffisamment diverses et puissantes pour entourer Jean-Luc Mélenchon. J’espère que celles et ceux qui appartiennent à l’aile gauche du PS et n’adhèrent pas à la ligne d’Olivier Faure viendront derrière nous. »

Si de nombreuses figures de gauche plaident pour un candidat unique et commun pour l’élection présidentielle 2027 afin de voir la gauche avoir une chance de l’emporter, une telle perspective demeure encore très incertaine tandis que la méthode de désignation de ce candidat ne pas l’unanimité dans les rangs du PS.

Si François Ruffin (Debout!)Clémentine Autain (L’Après) ou encore Marine Tondelier (Les Écologistes) sont déjà candidats à la primaire unie, le chef de Place publique Raphaël Glucksmann et le chef des députés PS Boris Vallaud sont quant à eux de clairs opposants à cette primaire.

Ce dernier estime qu’elle n’est pas « suffisante » et plaide notamment pour « la construction d’une coalition la plus large qui soit », allant de François Ruffin à Raphaël Glucksmann avec avant cela, la désignation d’un candidat socialiste.

Article original publié sur BFMTV.com

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