La célèbre chanson Blackbird des Beatles, au sujet d’un « merle noir chantant au milieu de la nuit », aurait-elle eu le même succès si elle avait été consacrée à une chouette effraie ? Probablement pas, car le chant du premier est le plus apprécié des humains, tandis que le cri de la seconde est celui qui leur écorche le plus les oreilles, selon une étude publiée par la revue Frontiers et reprise par CNN.
Rien d’étonnant, au vu des pépiements « variés, doux et flûtés » du merle et du « cri angoissant et rauque » de la chouette effraie. Mais les chercheurs sont allés plus loin en cherchant à comprendre pourquoi, au-delà de ces deux extrêmes, les humains « trouvent certains chants d’oiseaux plus agréables que d’autres », en partant du principe que ces différences de perception ne vont pas de soi.
Bien-être
Précédemment, ils avaient mené une première étude qui avait établi scientifiquement que l’écoute du chant des oiseaux ou leur observation contribuait au bien-être et pouvait contribuer à la restauration d’un bon équilibre psychologique.
Cette fois-ci, afin de « s’intéresser de plus près aux sons eux-mêmes », « 84 personnes ont écouté des enregistrements de 123 espèces différentes d’oiseaux sauvages », détaille CNN, qui ajoute que l’étude a d’abord exploré l’hypothèse selon laquelle les préférences pourraient « dépendre de la connaissance des oiseaux chez ceux qui les écoutent ».
Mais les résultats suggèrent que le fait d’« apprécier le chant des oiseaux relève de quelque chose de plus fondamental que de simplement savoir ce que l’on est en train d’écouter », selon Nadine Kalb, de l’université de Tübingen, principale autrice de l’étude.
Il en est plutôt ressorti que « les gens ont tendance à préférer les chants d’oiseaux plus complexes ». Une surprise pour les biologistes, relaie CNN, qui cite Christoph Randler, qui a supervisé l’étude : « Intuitivement, on aurait pu penser que des sons simples et répétitifs, plus faciles à saisir, seraient mieux appréciés, mais c’est le schéma inverse qui a fait surface. »
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