dimanche, avril 19

« On a 11 jours fériés en moyenne contre 12 en moyenne en Union européenne. » Forte de constat presque mathématique, Sophie Binet avait réclamé dans la semaine l’instauration d’un nouveau jour férié. « Le 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes doit devenir comme le 1er-Mai, un jour férié, chômé et rémunéré », avait exhorté sur France 2 la secrétaire générale de la CGT.

Mais à peine formulée, la proposition a été rejetée par le gouvernement par la voix de Jean-Pierre Farandou ce dimanche 19 avril. S’il reconnaît « l’importance du 8 mars et de l’égalité femmes-hommes dans le monde du travail », le ministre du Travail est dans la logique exactement inverse que de réduire le nombre de jours travaillés.

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« Je souhaite surtout que les Françaises et les Français soient plus nombreux à travailler – je pense aux jeunes et aux salariés les plus expérimentés – pour permettre à la France de produire plus, de rester souveraine et aussi de financer son modèle social », explique-t-il dans La Tribune dimancheIl ne va tout de même pas jusqu’à proposer la suppression de jours fériés, comme l’avait suggéré François Bayrou quand il était à Matignon.

Mais dans cet entretien, Jean-Pierre Farandou défend tout de même la décision annoncée vendredi d’assouplir les règles pour le 1er mai. Certaines boutiques pourront ouvrir dès cette année. Fleuristes et boulangers pourront même faire travailler leurs salariés à deux conditions : qu’ils soient volontaires (les syndicats craignent le risque de pression sur les salariés) et qu’ils soient payés double.

Les autres professions qui réclament une telle possibilité (boucherie, charcuterie, jardinerie, bricolage… devront attendre au mieux 2027 pour voir une évolution de la législation. Le texte déposé il y a quelques jours par Gabriel Attal et le groupe Ensemble pour la République ne sera pas rediscuté avant la présidentielle.

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