mercredi, avril 22

  • Deux parieurs ont récemment gagné 30.000 euros en misant sur une hausse soudaine de la température à Paris.
  • Le pari a été fait sur une plateforme américaine, Polymarket, en principe interdite en France.
  • Météo-France a porté plainte « pour altération du fonctionnement d’un système de traitement des données ».

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Le 20H

Ce sont des capteurs de température qui n’ont rien d’attrayant à première vue. Pourtant, l’un d’eux aurait permis à des escrocs d’empocher le jackpot. Sur le site américain de paris en ligne Polymarket, en une semaine, deux joueurs ont ainsi remporté 30.000 euros au total en trouvant la bonne température à Paris. Leur cible ? Un capteur de Roissy-Charles-de-Gaulle qui enregistre la température dans la capitale.

Sur ce site, comme on le voit dans le sujet du 20H de TF1 ci-dessus, on peut apercevoir le relevé des températures s’emballer soudainement et prendre trois degrés en seulement quelques minutes. Météo-France confirme une intervention extérieure. « Au vu de constatations sur un de nos instruments (…) Nous déposons plainte pour altération du fonctionnement d’un système de traitement des données », indique l’institut météorologique à TF1. Les malfaiteurs ont-ils piraté le système ou ont-ils physiquement réchauffé le capteur jusqu’à 21 degrés afin de remporter leur pari ? La question reste à ce stade sans réponse. 

Un site interdit en France… mais très prisé

Retour ou non à la normale avant la fin avril du détroit d’Ormuz, élection présidentielle française… Sur Polymarket, interdit en France, il est possible de parier sur tout et n’importe quoi, comme le constate notre équipe. Ce site est censé être inaccessible en France mais, pourtant, des internautes parviennent à contourner ce blocage. « Entre septembre 2025 et janvier 2026, nous avons pu constater que le nombre de visites a été multiplié par quatre », indique Jérôme Labarbe, coordinateur de la lutte contre l’offre illégale à l’Autorité nationale des jeux.

Les parieurs français sont-ils condamnables ? « Les joueurs en tant que tels ne sont pas punissables parce qu’ils vont sur ces sites. En revanche, si une personne est un peu plus qu’un simple joueur, à ce moment-là, il encourt un risque pénal, notamment s’il fait de la publicité en faveur de ces sites », précise Laureen Kraftchik, avocate au barreau de Paris. La promotion de ces sites illégaux est punie de trois ans de prison et de 90.000 euros d’amende.

La rédaction de TF1info | Reportage : Jeanne QUANCARD, Corentin MADÈRES, Vadim MILLIEX

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