- Emmanuel Grégoire a officiellement pris ses fonctions de maire de Paris ce dimanche, après son élection au Conseil de Paris.
- Lors de son discours, il a répété qu’il ferait du périscolaire son « premier combat ».
- Une promesse qui intervient après que de nombreux scandales ont éclaté dans la capitale.
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Élections Municipales 2026
Des semaines qu’il le répète. Emmanuel Grégoire, nouveau maire de Paris, fera du sujet du périscolaire, secoué par la multiplication d’affaires d’agressions sexuelles, son « premier combat »
, a-t-il réaffirmé dimanche lors de son discours inaugural au Conseil de Paris.
« Le véritable combat commence maintenant. Et le premier d’entre eux, c’est le périscolaire ! Nous devons tout reprendre depuis le début. Nous devons renverser la table. Nous devons identifier ceux qui se sont rendus coupables. Nous devons protéger nos enfants »,
a-t-il déclaré, plaidant pour la « tolérance zéro »
et la révision de « toutes les procédures de recrutement ».
Un message qui intervient quelques mois après que de nombreuses affaires d’agressions sexuelles sur des enfants ont éclaté à Paris et après qu’Emmanuel Grégoire a révélé avoir été lui-même victime de telles violences quand il était petit.
Le recrutement des animateurs en question
Ce dimanche 29 mars, les 163 nouveaux conseillers de Paris ont procédé à l’élection d’Emmanuel Grégoire, par ailleurs ancien premier adjoint d’Anne Hidalgo et ancien adjoint chargé des ressources humaines. Le quadragénaire a été élu maire de Paris avec 103 suffrages exprimés en sa faveur.
Les conseillers de Paris ont également élu le nouvel exécutif parisien, composé des 36 adjoints parmi lesquels Lamia El Aaraje, première adjointe en charge de la coordination avec les arrondissements, des grands projets de la mandature, de la sécurité du quotidien et du Grand Paris, Anne-Claire Boux, adjointe en charge des affaires scolaires et de la petite enfance, et Carine Rolland, adjointe en charge des ressources humaines et du dialogue social. Les trois seront particulièrement concernées par la question du périscolaire et plus précisément du recrutement des animateurs.
Rachida Dati absente
Sa rivale lors de ces élections municipales, Rachida Dati, était absente au cours de cette séance spéciale du conseil de Paris. Dimanche 22 mars, la candidate LR s’était inclinée avec 41,52 % des suffrages, contre 50,52 % pour son adversaire de gauche.
Pendant toute la campagne des municipales, la maire du 7ᵉ arrondissement et ancienne ministre de la Culture a dénoncé les manquements de la Ville de Paris pendant plus de dix ans sur la question du périscolaire. Rien qu’au cours des trois dernières années, pas moins d’une soixantaine d’animateurs ont été suspendus à la suite de signalements pour des faits à caractère sexuel.











