dimanche, juillet 26

Après le père, le fils. Flavio Bolsonaro a été investi candidat par le principal parti de droite du Brésil pour la présidentielle d’octobre. Comme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête d’article, il s’est posé en héritier de son père Jair Bolsonaro, qui a dirigé le pays de 2019 à 2022 avant d’être condamné à 27 ans de prison pour avoir cherché à se maintenir au pouvoir après sa défaite face à Lula en 2022.

« Je vous le garantis à tous : ils ne nous intimideront pas, parce que j’ai peut‑être un tempérament plus calme, je souris davantage et j’ai l’air plus pacifique et modéré, mais ici, juste ici, coule le sang Bolsonaro, » a-t-il rappelé devant le public rassemblé pour son investiture à São Paulo ce 25 juillet.

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Flavio Bolsonaro, 45 ans, est l’aîné des quatre fils de l’ancien chef d’État d’extrême droite. Avocat de profession, il est devenu député de l’État de Rio à 21 ans, puis sénateur à 37 ans. Porté par son patronyme, il s’est vite imposé comme le principal adversaire du président de gauche Lula pour l’élection d’octobre.

Enlisé dans plusieurs polémiques

Pour son investiture, il a reçu le soutien du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président argentin Javier Milei était présent comme invité vedette. « Aujourd’hui, le socialisme latino-américain est éradiqué élection après élection : Argentine, Colombie, Pérou, Chili, Équateur — et espérons qu’en octobre le Brésil deviendra lui aussi libéral », s’est époumoné le leader argentin.

Après un bon démarrage, Flavio Bolsonaro a perdu de son élan. Selon une enquête publiée le 24 juillet par l’institut Datafolha, Lula obtient 48 % d’intentions de vote, et lui 43 %. Une mauvaise passe due à plusieurs polémiques.

D’abord, Il aurait demandé de l’argent à un banquier, arrêté pour une vaste fraude financière, pour financer un film sur son père. Puis sa belle-mère Michelle Bolsonaro, essentielle pour capter les électrices et le courant évangéliste, l’a accusé de lui avoir fait subir une « humiliation ».

Flavio Bolsonaro a aussi été critiqué pour avoir mis en doute la fiabilité du système de vote électronique, en dépit de démentis passés des autorités électorales. Des allégations similaires à celles qui ont conduit à l’inéligibilité de son père.

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