- La canicule se déplace vers l’Est.
- Pour les habitants de ces régions, le calvaire va continuer ce dimanche pour la onzième journée consécutive.
- Tous espèrent du répit, notamment les commerçants, qui connaissent une baisse de la fréquentation.
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Juin 2026 : la France frappée par une canicule sans précédent
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Dans l’est de la France, les rues étaient désertes ce samedi 27 juin. La température dépasse encore les 38°C et le peu d’habitants croisés dans la rue n’en peuvent plus. « C’est dur, dur, la température. Ils annoncent un peu de rafraîchissement la semaine prochaine, on va espérer. Et là, on approche quand même les 40°C tous les jours. C’est très difficile
même la nuit
« ,
lance l’un d’eux dans le reportage ci-dessus. « Épuisant, épuisant. On sent en fin de semaine que ça commence à taper sévère »,
enchaîne un autre. Tous espèrent du répit. Surtout lorsque l’on sait que la moitié du pays a perdu 10°C avec le passage des orages. « Ils ont bien de la chance »,
ironise une jeune femme.
À midi, j’ai même pas une réservation.
À midi, j’ai même pas une réservation.
Aurore Le Pennec, gérante du Café de la Place à Eclaron-Braucourt-Sainte-Livière (Haute-Marne)
Pour les commerçants, c’est la double peine avec des températures qui n’ont jamais été aussi élevées et une fréquentation qui n’a jamais été aussi basse. « Ça fait 10-15 jours qu’on sent vraiment la différence. À midi, je n’ai même pas une réservation »,
déplore Aurore Le Pennec, gérante du Café de la Place à Éclaron-Braucourt-Sainte-Livière (Haute-Marne). Son chiffre d’affaires a été divisé par trois. Le restaurant ne dépasse pas les 20 couverts par jour.
À l’inverse, Céline Bernier, infirmière libérale, visite plus de 35 patients quotidiennement depuis le début de la canicule. Au bout de 10 jours, les organismes de ses patients sont mis à rude épreuve. « On sent que les gens sont faibles et ont besoin de voir leur médecin et leur infirmière. Au niveau aussi du comportement, ils sont un peu plus agressifs parce qu’ils en ont marre, on le sent »,
affirme-t-elle.
Pour espérer trouver des habitants, il faut se rendre au lac du Der à quelques kilomètres. Certains ont fait une heure et demie de route. Mais même ici, la fraîcheur de l’eau ne suffit pas. « Aujourd’hui, on est au pic. On a quand même 40°C, c’est un peu difficile »
, admet un retraité que l’ombre d’un saule pleureur ne réconforte même pas. Alors aux grandes chaleurs, les grands remèdes. Certains ont préféré s’enterrer, littéralement, dans des galeries où il fait 12 degrés. La commune de Château-Thierry (Aisne) a en effet ouvert aux visites, toute la semaine, et gratuitement, les galeries de son château médiéval.
L’Est de la France était l’une des premières régions touchées par la canicule. Ses habitants continueront de la subir, au moins jusqu’à dimanche soir.




