- Les vols de carburant, mais aussi de bouteilles de gaz, sont en forte augmentation dans certaines régions.
- Des larcins très révélateurs de la crise, avec un marché noir qui s’organise sur les réseaux sociaux.
- Regardez ce reportage du 20H de TF1.
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Le 20H
Sur le parking d’une supérette dans le Nord, deux hommes s’avancent discrètement, en début de soirée. Le magasin est fermé à cette heure, sans personnel de sécurité. En quelques secondes, quatre bouteilles de gaz sont dérobées. Le vol est commis sans effraction, pas besoin de scie à métaux. Ils se sont procuré une clé spécifique, comme celle que l’on voit dans la vidéo ci-dessus. « Ils voient que ça fonctionne, donc ils commencent déjà à sortir deux bouteilles. Ensuite, avec leur pass, ils ont essayé de se diriger sur ces bouteilles-là, qui n’ont pas le même distributeur. Ils ont essayé, mais celui-ci n’a pas fonctionné. De ce fait, ils se sont rabattus sur le dernier »,
détaille dans le reportage en tête de cet article, Frédéric Lobry, gérant du Carrefour Express de Roeulx (Nord).
Il s’agit du troisième vol de bouteilles de gaz en quatre mois pour ce dernier. Au total, 26 bonbonnes ont été dérobées et des étagères de stockage dégradées. Montant du préjudice : 4 000 euros. « Si jamais ça venait à se reproduire, là, j’arrêterais totalement. »,
poursuit-il.
26 bonbonnes dérobées
Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, le cours du gaz s’envole. Dans le magasin que gère Frédéric Lobry, la bouteille est passée de 43,90 euros à près de 48 euros, soit une augmentation de plus de 9 % en quelques semaines.
A Nantes, un réseau a même été démantelé. Quatre hommes ont été interpellés après avoir dérobé plus de 300 bouteilles de gaz. Ces derniers revendaient les bonbonnes sur les réseaux sociaux. Sur une annonce que nous nous sommes procurée, la bouteille a été vendue 20 euros, soit deux fois moins cher que dans un supermarché.
Mais le gaz n’est pas la seule énergie convoitée par les malfaiteurs. Dans les Deux-Sèvres, les gendarmes ont interpellé un individu suspecté de tentative de vol de carburant dans une entreprise. Dans la voiture du suspect, les militaires ont retrouvé 60 jerricans. « Sur cinq véhicules, il a fracturé les bouchons d’essence. Ce qui se serait passé ensuite, s’il n’avait pas été empêché, c’est de ramener son véhicule et, avec des tuyaux et des pompes électriques, d’aspirer.
« , explique Olivier Camper, chef d’escadron, commandant de la gendarmerie de Bressuire au sein du groupement de gendarmerie départementale des Deux-Sèvres. Quel est le profil des individus ? « On se doute que ce n’est pas un particulier qui vient juste pour compléter sa fin de mois. On pense qu’il y a potentiellement de la revente par la suite sur un marché parallèle »
, commente encore ce dernier.
Face à la recrudescence des vols de carburant, les forces de l’ordre multiplient les patrouilles.











