Après l’avertissement iranien en cas de déploiement français dans le détroit d’Ormuz, la porte-parole du gouvernement dit sur BFMTV-RMC ce lundi 11 mai réagir « très calmement ». Comme Emmanuel Macron, elle répète qu’il n’a « jamais été question de déploiement », ni « de posture offensive ».
La France, avec le Royaume-Uni, est en effet en première ligne pour mettre sur pied une coalition internationale visant à sécuriser le détroit d’Ormuz, une fois qu’un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran aura été conclu. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a toutefois averti ce dimanche d’une « réponse décisive et immédiate » de l’armée après l’annonce par Paris et Londres de l’envoi de bâtiments militaires dans la région.
« S’il y a bien un point sur lequel on a été d’une clarté et d’une constance limpide et absolue depuis le départ, c’est sur la posture uniquement défensive de l’armée française. Le président de la République l’a rappelé à de nombreuses reprises », assure Maud Bregeon.
« Nous avons dit et nous avons pris une initiative pour libérer le détroit d’Ormuz, là encore, dans une posture uniquement défensive, en coordination avec les différentes forces dans la région, lorsque les conditions de sécurité le permettront », abonde-t-elle.
« Nous appelons chacun au calme »
Le ministère des Armées a indiqué le 6 mai le déplacement du porte-avions Charles de Gaulle depuis la mer Méditerranée orientale vers le sud de la mer Rouge au plus près du détroit d’Ormuz. « Il s’est rapproché de la zone, là encore, pour pouvoir être le plus près possible des missions qui sont les nôtres », indique Maud Bregeon ce lundi insistant sur l’objectif d’une « libération pacifique du détroit d’Ormuz ».
« Nous disons une chose: la circulation dans le détroit d’Ormuz bénéficie à tout le monde, elle doit pouvoir reprendre de manière pacifique, c’est conforme au droit international, nous en avons besoin pour l’économie mondiale », ajoute-t-elle. « Les Françaises et les Français paient aujourd’hui le prix à la pompe de ce qu’il se passe au Moyen-Orient ».
« Nous appelons chacun au calme, la position de la France, elle est connue. Ce n’est pas une guerre que nous avons voulue, ce n’est pas une guerre dans laquelle nous sommes impliqués, certainement pas de manière offensive, et nous appelons évidemment à ce que la région puisse retrouver son calme », déclare la porte-parole du gouvernement.
La coalition maritime, dont la France a le « leadership » – et qui compte 40 pays dont la Grande-Bretagne, l’Italie ou encore l’Allemagne – se dit prête à garantir la sécurité des navires présents dans le détroit et de surcroît à « redonner de la confiance aux armateurs et aux compagnies d’assurance ».
Le blocage de ce passage maritime stratégique depuis le début du conflit entre l’Iran, les États-Unis et Israël le 28 février, et malgré le cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril, ébranle l’économie mondiale.
Article original publié sur BFMTV.com











