- Un camping de Bayas (Gironde) fait face à des températures proches de 40 degrés, contraignant vacanciers et gérants à adapter leur quotidien. Mobilhomes non climatisés, activités annulées et recherche permanente de fraîcheur rythment le séjour des juillettistes.
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Canicule, vagues de chaleur, sécheresse, incendies… Un été 2026 de tous les dangers en France
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La canicule vient perturber les vacances des juillettistes dans un camping de Bayas (Gironde), situé à une cinquantaine de kilomètres de Bordeaux. Le thermomètre affiche près de 40 degrés dans ce secteur et les infrastructures du camping Le Chêne-du-Lac ne sont pas forcément adaptées à ces conditions extrêmes. À 15 heures, les allées du camping sont quasiment désertes, chacun cherchant la fraîcheur où il peut. La plupart des activités sportives ont été annulées.
Une famille venue de Bretagne après cinq heures de voiture a failli rebrousser chemin dès son arrivée. « Arrivés ici, par contre, on a cru qu’on allait repartir tellement il faisait chaud dans le mobilhome »
, témoigne une vacancière. Pour rafraîchir leur hébergement, ils ont installé une toile d’ombrage et accroché des draps aux fenêtres. Quant à la température intérieure, certains préfèrent ne pas la connaître : « À partir du moment où je connais les degrés, j’ai encore plus chaud. Donc là, on va dire que je ne regarde pas »
.
Barbecues interdits et siestes au sol
Les repas aussi nécessitent des ajustements. Cette semaine, il est interdit de faire cuire les magrets de canard au barbecue ou à la plancha. « On ne pouvait pas avoir de flammes à l’extérieur du mobilhome, donc on fait sans flammes. On a dû tout faire dans le mobilhome avec la poêle. C’était un peu moins sexy, mais ça marche très bien »
, explique cet autre touriste.
D’autres familles choisissent de vivre à l’ombre d’un arbre ou dans le noir complet. Lauriane, mère de famille venue de la région de Bordeaux, précise d’ailleurs qu’« il fait plus chaud à Bordeaux qu’ici »
. À l’heure de la sieste, elle installe son bébé de quatre mois directement au sol, collé au ventilateur. « Comme on voit, elle dort quand même bien. On va sortir peut-être un peu plus tard le soir, accepter que les enfants se couchent plus tard pour pouvoir profiter un peu de la fraîcheur du soir et puis la journée sera un peu plus cool, un peu plus à l’ombre. C’est comme ça »
, explique-t-elle.
Dans ce camping de cinquante emplacements près du lac, les mobilhomes ne sont pas climatisés. Certains vacanciers sous tente s’estiment chanceux : « Dans la tente, cette nuit, ça a été très bien. Oui, ça a bien redescendu »
. Magali Harraudeau, la gérante du camping, a investi 500 euros dans des ventilateurs. Elle refuse toutefois d’installer la climatisation : « Réchauffer l’air extérieur pour rafraîchir l’air intérieur d’un mobilhome, ce n’est pas forcément notre philosophie »
. Face à la répétition de ces épisodes caniculaires, elle anticipe : « Il va falloir qu’on s’adapte puisque ça va devenir notre quotidien, je pense, estival. On va maintenir nos arbres pour profiter de la fraîcheur naturelle au maximum »
.
Côté activités, le tir à l’arc et les Olympiades sont annulés, remplacés par du padel et des jeux d’eau. Le lac devient le refuge privilégié des vacanciers. « Le lac, j’y vais presque toute l’après-midi, du coup, je ne sens pas le chaud »
, confie un enfant. Gaël Denechau, animateur de paddle, confirme : « Normalement, l’eau sera toujours plus fraîche que le sol ou le sable, on est à au moins 10 degrés de moins. Donc forcément, même si ce n’est pas aussi rafraîchissant qu’une clim ou quoi que ce soit, on est toujours mieux dans la rivière que chez soi »
.
Mettre de la crème solaire et mouiller sa casquette régulièrement, voilà les conseils pour passer un après-midi rafraîchissant au camping.











