samedi, septembre 19

« Je pense que nous devrions rentrer au capital de TotalEnergies et nationaliser Total », lance Sandrine Rousseau, invitée de Face à Duhamel, ce vendredi 18 septembre. « Je pense que c’est une entreprise extrêmement dangereuse pour notre avenir », déclare-t-elle.

« Par ailleurs, elle génère des profits issus de pays avec lesquels on peut être en conflit comme la Russie, on a besoin d’avoir un contrôle sur cette entreprise. »

Elle a reconnu ne pas avoir de majorité à l’Assemblée pour qu’une telle proposition n’aboutisse mais considère que ce serait « une manière de nous sauvegarder des dangers du réchauffement climatique et de la géopolitique. »

D’autres politiques de gauche l’ont proposé

Ce n’est pas la première fois que l’idée de nationaliser le groupe pétrolier est mentionnée. Il y a quelques mois, Fabien Roussel en avait évoqué l’idée. Invité sur France Inter le 1er avril, le secrétaire national du Parti communiste français (PCF) avait proposé de nationaliser le groupe s’il ne « s’exécute pas à baisser ses marges ».

Il militait pour le blocage des prix. Lors d’un entretien accordé à BFMTV, samedi 12 septembre, à l’occasion de la Fête de l’Humanité, Fabien Roussel avait réitéré sa proposition afin « que les gens aient une essence moins chère ».

Quelques semaines plus tard, la députée insoumise Clémence Guetté avait indiqué, sur RTL, que « nationaliser Total serait rentable dès la première année ».

Ces différentes déclarations ont toutes eu lieu dans un contexte de flambée des prix du carburant en lien avec la guerre au Moyen-Orient. Ce vendredi 18 septembre, Emmanuel Macron a convoqué tous les chefs de parti pour évoquer la crise internationale et énergétique.

Le président de la République a appelé à « traiter les causes » de la hausse des prix de l’énergie « avant de dépenser le maximum d’argent », ce qui se traduit « soit en déficit accru, soit en impôts ». Soulignant que cette hausse des prix n’est « pas la conséquence de décisions gouvernementales », le président de la République a indiqué que les aides mises en œuvre seraient « évaluées » et « adaptées » pour mieux accompagner les Français.

Article original publié sur BFMTV.com

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