“La fusée la plus puissante de l’histoire s’est arrachée de son pas de tir dans une démonstration spectaculaire de puissance et de technologie”, s’extasie Space.com.
SpaceX a lancé vendredi la toute dernière version de sa fusée géante Starship, depuis un second pas de tir récemment achevé au sein de son complexe Starbase, dans le sud du Texas. Reporté d’une journée en raison de problèmes techniques, le décollage a eu lieu à 18h30 locales (00h30 en France métropolitaine), “propulsant vers le ciel l’énorme engin de 124 mètres de haut”, raconte le site spécialisé.
Il s’agissait de la première mission Starship depuis octobre 2025, ainsi que du tout premier vol de la version 3 de Starship – “une mouture de nouvelle génération de la fusée, caractérisée par une refonte complète de sa conception, visant à faire évoluer le véhicule vers des missions opérationnelles”.
Moteurs défaillants
Le vol de 65 minutes s’est globalement bien déroulé, mais a connu plusieurs “imprévus”, observe le site. L’un des moteurs du propulseur Super Heavy, notamment s’est arrêté peu après le décollage, tandis que Starship, l’étage supérieur, a lui aussi perdu l’un de ses six moteurs principaux pendant l’ascension, altérant son orbite.
Starship a néanmoins réussi son retour sur Terre, en se posant à la verticale dans l’océan Indien, avant de basculer à la surface de l’eau et d’exploser – des manœuvres prévues et fort spectaculaires. En revanche, privé de l’un de ses moteurs, le propulseur a raté son amerrissage, s’écrasant plus violemment que prévu dans les eaux du Golfe du Mexique.
Cela n’a pas empêché les équipes de SpaceX d’exploser de joie à la fin du vol, et le patron de la Nasa, Jared Isaacman, de féliciter sur X “Space X et Elon Musk pour un sacré décollage de Starship V3”.
Missions lunaires de la Nasa
La Nasa compte sur Starship pour servir de “module lunaire habité pour son programme Artemis”, qui vise à établir à terme une présence humaine permanente sur la Lune, rappelle Space.com. Elle a mis SpaceX en compétition avec Blue Origin, la compagnie spatiale de Jeff Bezos, qui développe son propre engin, Blue Moon. L’entreprise qui sera prête la première remportera le contrat.
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