Dans la commune de Saint-Étienne-de-Montluc, en Loire-Atlantique, l’inquiétude est de mise. Depuis le 27 mars dernier, Manon Relandeau, 31 ans, n’a plus donné signe de vie. La gendarmerie a lancé un appel à témoins, ce mercredi 22 avril, pour essayer d’avoir des renseignements pour localiser la disparue.
Au début du mois d’avril, les proches de la trentenaire ont beau essayer de la joindre, ils n’arrivent pas à entrer en contact avec l’agricultrice pationnée par le cheval. Rongés par l’angoisse, ils décident, le 3 avril dernier, de contacter la gendarmerie pour prévenir les militaires de la disparition de Manon Relandeau.
Les militaires prennent au sérieux les propos des proches de la disparue et décident de se rendre à son domicile. Sur place, les gendarmes constatent que la mère et sa fille Inaya, âgée de 15 mois, sont introuvables.
« Il apparaissait que la jeune femme et sa fille avaient disparu depuis environ neuf jours », indique le procureur de Nantes, dans un communiqué.
La piste du meurtre sur conjoint privilégiée
Une personne manque aussi à l’appel: le père d’Inaya. Les enquêteurs se renseignent et apprennent que l’homme, âgé de 41 ans, n’est plus en France. Le 2 avril, un jour avant que les proches de Manon Relandeau ne préviennent la gendarmerie, il prend un avion en direction de l’Algérie avec sa petite Inaya et quitte le pays.
« Depuis cette date, il allait contacter quelques personnes par téléphone », précise le procureur. Face à ce départ, le parquet de Nantes décide d’ouvrir une enquête pour « enlèvement de mineure » et « meurtre par conjoint ».
D’importants moyens déployés
Dans la petite bourgade de Loire-Atlantique, entourée par des champs et des forêts, d’importants moyens ont été mis en place par les autorités. Au total, 100 militaires ont été déployés dans le cadre des recherches. Parmi eux deux équipes cynophiles, dont un chien Saint-Hubert, ont inspecté le domicile et les alentours pour essayer de retrouver la disparue.
La cellule d’identification criminelle de Nantes a elle aussi été déployée afin de retrouver des traces qu’aurait laissées Manon Relandeau. Un hélicoptère et des drones ont survolé la zone, sans succès. Les cours d’eau à proximité de la commune ont aussi été inspectés par la brigade fluviale de Saint-Pierre-des-Corps.
« Nous ne négligeons aucune piste et aucun lieu », a décalé face à presse, Thierry Coin, commandant en second de la compagnie de gendarmerie de Nantes.
Une agricultrice passionnée de cheval
Dans la commune, Manon Relandeau, est à la tête d’un élevage de vaches et d’une pension pour chevaux. Sur son compte Facebook, elle apparaît souriante et passionnée d’équitation. Via son exploitation de 65 hectares, la native de Nantes avait à cœur de « valoriser » la race de vaches nantaises.
Dans son quartier, une voisine décrit à l’AFP une jeune femme connue « seulement de loin », à « l’air gentil » et partant travailler le matin en tenue d’agricultrice. « On les voyait entrer, sortir (Manon Relandeau et son compagnon NDLR), mais on ne les connaissait pas vraiment, ils avaient emménagé il y a quelques mois seulement, en location », a explique à nos confrères, une autre riveraine.
Pour l’heure, les investigations se poursuivent, sous l’autorité d’un juge d’instruction, et notamment sur commission rogatoire.
« Le secret qui s’attache aux investigations se déroulant désormais dans ce cadre procédural s’impose tout particulièrement dans ce dossier, et ce, dans l’intérêt de l’enquête », conclut le procureur de Nantes.
Selon l’appel à témoins, Manon Relandeau fait 1m60 et les cheveux long, ondulés et châtains. Les personnes disposant des informations sur sa dispartion sont priés de contacter le 0800 877 668.
Article original publié sur BFMTV.com




