- Six personnes ont été mises en examen et écrouées dans l’enquête sur le meurtre à Marseille de Mehdi Kessaci, a annoncé samedi la procureure nationale anti-criminalité organisée.
- Le frère Amine, figure de la lutte contre le narcotrafic, a été élu adjoint au maire.
Six personnes ont été mises en examen et écrouées dans l’enquête sur le meurtre à Marseille de Mehdi Kessaci, dont le frère Amine, figure de la lutte contre le narcotrafic, a été élu adjoint au maire, a annoncé samedi la procureure nationale anti-criminalité organisée. Au total, dix personnes avaient été interpellées lundi dans ce dossier, dont quatre ont été remises en liberté à l’issue de leur garde à vue, a ajouté la procureure Vanessa Perrée dans un communiqué.
Les six autres – cinq hommes et une femme – ont été mises en examen notamment pour meurtre et tentative de meurtre en bande organisée, et participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime. Les cinq hommes ont ensuite été placés en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention. La femme a quant à elle sollicité un délai avant qu’il soit définitivement statué sur sa détention ; dans l’attente, elle a elle aussi été écrouée.
Le 13 novembre 2025, Mehdi Kessaci avait été tué de plusieurs balles, en plein après-midi dans la cité phocéenne. La mort de ce jeune homme de 20 ans totalement étranger au trafic et inconnu de la police comme de la justice avait provoqué une onde de choc. La famille Kessaci avait déjà été endeuillée en 2020 avec la mort du grand frère Brahim, impliqué lui dans le trafic, et dont le corps avait été retrouvé carbonisé. Les mises en examen de samedi surviennent le jour où Amine Kessaci, autre frère de Mehdi, est devenu 4e adjoint du maire de Marseille. Menacé, ce militant antinarcotrafic, vit sous protection policière, présente jusque dans la salle du conseil municipal.











