La course à la mairie de Paris entre dans sa dernière ligne droite à trois semaines du premier tour des élections municipales. Emmanuel Grégoire, tête de liste de la gauche hors LFI s’est dit dimanche 22 février « certain » de ne pas faire alliance avec Pierre-Yves Bournazel, soutenu par Horizons et Renaissance, entre les deux tours du scrutin.
« Il ne le souhaite pas, je ne le souhaite pas », a expliqué l’ancien premier adjoint d’Anne Hidalgo sur Radio J, en faisant valoir que « ce sont des décisions de collectif – je ne suis pas le seul à décider, il n’est pas le seul à décider -, mais il n’y a aucune raison et aucune envie de notre part de fusionner avec lui » entre les deux tours.
Emmanuel Grégoire a néanmoins assuré avoir du « respect » pour Pierre-Yves Bournazel. « On ne s’insulte pas, on ne s’invective pas », a-t-il relevé. La tête de liste socialiste a encore salué la participation de son concurrent aux débats régulièrement organisés dans le cadre de la campagne, à la différence de la tête de liste LR et MoDem Rachida Dati, qui « n’est jamais là ».
« Elle fuit le débat, elle a peur du débat », a estimé Emmanuel Grégoire, qui considère néanmoins que l’actuelle maire du VIIe arrondissement de la capitale est sa « seule adversaire ». « Ce sera (elle) ou moi », a-t-il ajouté.
Emmanuel Grégoire en tête des intentions de vote
Emmanuel Grégoire a par ailleurs assuré à nouveau exclure tout rapprochement avec la liste mélenchoniste de Sophia Chikirou, qualifiant au passage LFI d' »extrême gauche ». Dans une étude OpinionWay parue lundi, le socialiste recueille 30% d’intentions de vote au premier tour, devant Rachida Dati (24%), Pierre-Yves Bournazel (14%), Sophia Chikirou (12%) et la zemmouriste Sarah Knafo (11%).
Au second tour, Emmanuel Grégoire et Rachida Dati se disputent la victoire selon les configurations de maintiens, retraits ou fusions des différentes listes. Interrogé dimanche matin sur FranceInfo, Pierre-Yves Bournazel a refusé de « choisir » entre la liste de gauche et celle de LR, en assurant qu’il y avait « une majorité de Parisiens qui ne veut ni de Dati, ni de Grégoire ». « Je veux participer au second tour », a-t-il prévenu. À propos de la ministre de la Culture, il a toutefois ironisé quant à sa démission du gouvernement, qui ne devrait pas intervenir avant la semaine prochaine: « Pourquoi partir maintenant ? » « Ça fait un mois et demi qu’elle dit qu’elle va partir. Dans trois semaines, on va voter: elle va partir pour dix jours ! Soyons sérieux, quand même… », a-t-il soupiré.
Article original publié sur BFMTV.com




