Ils étaient plus d’un millier de personnes à se rassembler en sa mémoire. Cinq semaines après la mort d’El Hacen Diarra lors d’une garde à vue dans un commissariat du XXe arrondissement de la capitale, une manifestation à Paris pour réclamer « justice » a réuni samedi 21 février 1.200 participants, selon la préfecture de police.
« Nous avons voulu faire cette manifestation pour avoir des explications face aux policiers qui l’ont tué froidement, pour avoir la justice », a expliqué à l’AFP un cousin de la victime, Moussa Diarra, au départ de la manifestation, boulevard Barbès (XVIIIe arrondissement).
Le cortège, notamment composé de divers collectifs et parsemé de drapeaux du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), s’est élancé précédé d’une banderole disant « Justice et vérité pour El Hacen Diarra, assassiné par la police ». Le Mauritanien de 35 ans est décédé dans la nuit du 15 au 16 janvier durant sa garde à vue dans un commissariat du 20e arrondissement, après avoir été interpellé au pied de son foyer de travailleurs.
Une information judiciaire ouverte
Sa famille dénonce des violences policières. Sur une vidéo tournée par un voisin, on voit deux policiers, dont l’un, à genoux, donne deux coups de poing en direction de l’homme, qui se trouve au sol.
Cinq jours après les faits, le parquet de Paris avait annoncé l’ouverture d’une information judiciaire pour « violences volontaires ayant entraîné la mort par personne dépositaire de l’autorité publique ».
À propos de l’absence d’images provenant des caméras-piéton des policiers intervenus, l’autorité judiciaire avait indiqué que ces caméras, que doivent porter sur eux les policiers, « n’étaient pas fonctionnelles, du fait selon eux de la décharge de leur batterie, ce qui a été vérifié par l’officier », sans plus de précision sur les fonctions de cet officier.
Le 25 janvier, plusieurs milliers de personnes avaient déjà défilé à Paris pour soutenir la famille de la victime.
Article original publié sur BFMTV.com











