En réaction à des attentats-suicides perpétrés sur son territoire par des groupes armés abrités chez son voisin, le Pakistan a annoncé ce dimanche avoir frappé sept sites à la frontière avec l’Afghanistan. Selon le ministère de l’information, le Pakistan « a mené des frappes sélectives sur la base de renseignements contre sept camps et refuges de terroristes appartenant aux Talibans pakistanais ».
Il a également ciblé un groupe affilié à l’organisation jihadiste Etat islamique (EI), ajoute le communiqué publié sur X par le ministre de l’Information Attaullah Tarar, sans préciser où ces frappes avaient été menées.
Selon Islamabad, les bombardements ont été ordonnés à la suite de plusieurs récentes attaques dans le nord-ouest ainsi qu’un attentat-suicide qui a fait 40 morts le 6 février dans une mosquée chiite d’Islamabad. Cette dernière attaque, revendiquée par l’EI, a été la plus meurtrière à Islamabad depuis un attentat à la bombe contre l’hôtel Marriott en 2008, qui avait fait 60 morts. L’attentat s’était déroulé pendant la prière du vendredi, lorsque les mosquées du pays se remplissent de fidèles.
De son côté, l’Afghanistan a déclaré que le Pakistan avait « bombardé (des) civils dans les provinces de Nangarhar et de Paktika (est, ndlr), faisant des dizaines de martyrs et blessés, dont des femmes et des enfants ».
Ces tensions à la frontière ne sont pas nouvelles. Le Pakistan et l’Afghanistan s’affrontent sporadiquement depuis que les autorités talibanes ont pris le contrôle de Kaboul en 2021. Islamabad accuse son voisin d’abriter des militants armés qui lancent des attaques sur son territoire, ce que le gouvernement afghan dément.
Le 12 octobre 2025, le Pakistan et l’Afghanistan avaient affirmé avoir fait des dizaines de morts dans les rangs de l’armée adverse lors d’affrontements d’une ampleur inédite.
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