La France connait son adversaire pour les demi-finales. Sans surprise, l’Espagne a tenu son rang malgré la vaillance de la Belgique, qui a résisté longtemps à la Roja, devenant même la première équipe à lui inscrire un but dans cette Coupe du monde (2-1)
Un public de Los Angeles acquis à la cause espagnole
À Los Angeles, l’Espagne a commencé le match comme elle en a l’habitude : en confisquant le cuir aux Belges. Dans leur entreprise, ils sont soutenus par un stade de Los Angeles acquis à leur cause, le public espérant sans doute voir les Belges, tombeurs des États-Unis, sortir de la compétition à leur tour.
Mais ce n’est pas pour autant que les occasions se succèdent. Il faut un coup franc pour que la Roja apporte un semblant de danger sur le but de Courtois mais les trois tirs successifs sont contrés par la défense (10e).
Il faut attendre la fin de la pause publicitaire pour que la Roja élève le curseur. La Belgique est réduite à de longs dégagements que l’Espagne récupère immédiatement avant de revenir inlassablement à l’assaut de la surface belge. L’ouverture du score ne tarde pas. Après une combinaison entre Porro et Yamal, Olmo est trouvé sur un centre. Sa tentative est repoussée par Courtois mais Ruiz a suivi et glisse le ballon sous Castagne (30e, 1-0). Yamal manque de faire le break mais Courtois s’interpose (35e).
Réalisme belge
Mais loin de s’effondrer, les Diables rouges sortent enfin de leur boîte. Et, sur leur première occasion, Castagne dépose un centre parfait sur De Ketelaere qui met fin à l’invincibilité préservée d’UnaI Simon depuis le début de la saison (39e, 1-1).
Le match reprend sur le même faux rythme que la première période. Doku combine avec De Bruyne sur la gauche de la surface et centre en force. Laporte dévie. De Cuyper récupère et prend sa chance (55e).
Rudi Garcia tente un coup tactique, trois changements d’un coup. Lukaku, le joker de luxe, prend la place de Vanaken. Witsel et Seys remplacent Trossard et De Cuyper. La Belgique s’illustre vite en lançant l’offensive côté gauche, annihilée par Rodri et Laporte. Les Belges réclament en vain une main (62e).
Courtois s’interpose sur une frappe d’Oyarzabal mais le Madrilène se plaint d’une blessure. Après la pause fraîcheur, le portier sort en larmes, contraint de quitter ses partenaires alors qu’il dispute son dernier Mondial (71e).
Face au bloc bas belge, les Espagnols se cassent les dents. Luis de la Fuente abat sa dernière carte, Mikel Merino, décisif contre le Portugal. Et le Basque remet ça. Pas attaqué, Cubarsi prend sa chance devant la surface. Lammens se rend coupable d’une faute de main et relâche le ballon. Merino a suivi (88e, 2-1)
Mission accomplie pour la Roja qui rejoint le dernier carré. Sa demi-finale face à la France sera un remake de celle de l’Euro 2024. Et les Espagnols espèrent bien que le même chemin conduira au même résultat et réitérer le doublé de leurs ainés.











