« Je t’ai promis que ton prénom traversera la France entière. » À la marche blanche en hommage à Louis, 17 ans, mort des suites d’un passage à tabac, sa mère a promis qu’elle se battrait pour que les peines des meurtriers de son fils « soient à la hauteur de ce qu’ils (lui ont) fait ».
« Je me battrai pour qu’ils prennent tous 30 ans ferme, incompressibles (…) Je ne veux plus d’excuse de minorité (…) Nous allons redonner tout le sens au mot perpétuité », a-t-elle déclaré au micro.
Cinq jeunes, dont trois mineurs, mis en examen
Louis a été passé à tabac sur le site d’un chantier de Narbonne, le soir du 19 juin, lors d’un guet-apens filmé par ses agresseurs. Abandonné inconscient sur place, il a été hospitalisé le lendemain après avoir été découvert par un ouvrier, mais a succombé le 23 juin à ses blessures.
Cinq jeunes; dont trois mineurs, ont été rapidement interpellés puis mis en examen pour tentative d’assassinat et placés en détention provisoire.
Plusieurs centaines de personnes ont participé à cette marche à Narbonne. Un hommage qui est intervenu au lendemain d’une autre marche blanche, celle-ci organisée par son père à Carcassonne, et qui refusait « toute récupération politique ».
De nombreuses réactions à l’extrême droite
La mort de Louis a suscité de nombreuses réactions politiques – surtout à l’extrême droite, Marine Le Pen fustigeant une « barbarie du quotidien » et Jordan Bardella un « ensauvagement » – et sur les réseaux sociaux, au point que le procureur de Narbonne a fait un communiqué pour souligner que le crime n’avait « aucun lien avec un motif d’ordre racial ».
Des personnalités d’extrême droite, comme Marion Maréchal ou encore Éric Zemmour, avaient annoncé sur les réseaux sociaux leur intention de participer à cette marche organisée par la mère et la tante de l’adolescent.
Dimanche dernier, un millier de personnes, dont environ 300 militants identitaires, avaient participé à un autre hommage à Narbonne, à la tonalité très différente, où des slogans tels que « Racaille partout, justice nulle part » ou encore « Français réveille toi, tu es ici chez toi » avaient été scandés.
Article original publié sur BFMTV.com











