« J’ai dit que j’étais prêt, si vous le décidiez, à me mener ce combat avec vous une nouvelle fois. » Fabien Roussel le dit à la foule des militants communiste réunis pour leur 40e congrès : il se prépare pour une nouvelle candidature à la présidentielle et le scrutin de mai 2027.
À 57 ans, le maire de Saint-Armand-les-Eaux (Nord) a rassemblé 70,1 % des voix des militants pour sa reconduction à la tête du PCF.
À ce jour, 40 000 adhérents sont à jour de cotisation. En juin dernier, 24 600 ont voté pour soutenir le texte présenté par Fabien Roussel. Le document considère que « les communistes ont toute légitimité pour porter une candidature de rassemblement issue de leurs rangs, pour l’élection présidentielle. »
En 2022, Fabien Roussel a récolté 2,28 % des suffrages, soit environ 802 000 voix.
« Si l’extrême droite augmente, ce n’est quand même pas de la faute du PCF, qui la combat depuis toujours. Au contraire, l’absence du PCF à la présidentielle renforcerait l’abstention« , explique aujourd’hui Fabien Roussel.
Le leader de La France Insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, reproche le secrétaire national du PCF de l’avoir privé du second tour lors de l’élection présidentielle : 420 000 voix le séparaient de Marine Le Pen.
Jean-Luc Mélenchon se dit déçu à la perspective d’une candidature de Fabien Roussel à la présidentielle de mai prochain : « j’ai été le candidat du Parti communiste à deux élections présidentielles, en 2012 et 2017. Qu’ai-je fait depuis qui me vaille un tel opprobre, autant de critiques ? »
Le leader de LFI déplore par ailleurs les accusations d’antisémitisme portées à son encontre par le courant de Fabien Roussel, estimant qu’il s’agit « des arguments de nos adversaires de droite. »











