Avec notre correspondant régional, Serge Daniel
Au Mali, en cette saison sèche, les routes menant à la cité fluviale de Diafarabé sont de nouveau praticables. Une situation qui a permis l’acheminement de plusieurs camions chargés de denrées de première nécessité : riz, mil ou encore bidons d’huile,
« Bamako ne nous oublie pas » ou encore « Nous nous sentons maliens à nouveau », ont déclaré lors d’une cérémonie symbolique des porte-parole des autochtones.
Le contingent de l’armée malienne chargé d’escorter le convoi a lui aussi été ravitaillé avant d’être remplacé par un autre bataillon.
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Un embargo toujours en place
Pour autant, cette arrivée de nourritures n’est pas synonyme de fin totale de l’embargo. Pendant la saison des pluies, les jihadistes contrôlent tous les axes du fleuve menant à Diafarabé.
Les habitants de la localité demandent désormais une intervention plus musclée afin de briser définitivement le blocus. Beaucoup disent se sentir pris au piège entre les groupes armés jihadistes et les troupes régulières.
Il y a un an, 23 civils ont été exécutés dans la zone. Les résultats de l’enquête ouverte par l’armée malienne ne sont toujours pas connus.
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