Avec notre correspondant régional, Serge Daniel
D’après nos informations, le procès de l’agent de renseignement français s’est déroulé à huis clos. Il avait un avocat choisi par sa hiérarchie. Membre du conseil de l’ordre des avocats du Mali, l’homme en robe noire, a affirmé à la barre que son client n’était dans aucune « tentative de déstabilisation des institutions maliennes ». Cette ligne de défense est également celle des autorités françaises.
L’agent de renseignement français sous statut diplomatique n’a jamais caché ses activités. En août 2025, alors qu’il circulait à Bamako, des hommes cagoulés et armés l’enlèvent. Quelques jours après la télévision nationale diffuse sa photo et annonce qu’il participait à une « tentative de déstabilisation des institutions ».
D’autres militaires maliens dont deux généraux ont également été arrêtés dans la même affaire. Seul le français a été jugé. Ce qui amène les observateurs à se poser des questions. Assiste t-on à une nouvelle dégradation des relations entre Bamako et Paris ? Ou bien une grâce présidentielle est-elle envisageable ? D’après nos informations, peu avant son procès, le ressortissant français a reçu sur son lieu de détention, après autorisation, une visite d’une personnalité étrangère.
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