Avec notre correspondante à Antananarivo, Aurélie Kouman
Le scénario du mois d’avril se répète à Madagascar. Vendredi 17 juillet 2026, le Conseil des ministres a réinstauré l’état d’urgence énergétique sur tout le territoire, le même dispositif utilisé il y a trois mois, quand la guerre au Moyen-Orient avait provoqué une pénurie aiguë de carburant. Cette fois, c’est le regain des tensions dans la région qui ravive la menace.
L’objectif affiché par les autorités est de sécuriser rapidement l’approvisionnement en carburant et de garantir la continuité des services essentiels, avant qu’une éventuelle flambée des prix ne touche l’ensemble de l’économie.
Le gouvernement peut rationner le carburant à la pompe
Concrètement, en situation d’état d’urgence énergétique, l’État peut désormais rationner le carburant à la pompe, geler ou plafonner les prix, et légiférer par ordonnance sans passer par le Parlement.
En avril, cette décision avait provoqué de longues files d’attente à Antananarivo et Tamatave, et intensifié les coupures de courant, perturbant hôpitaux et services publics. Madagascar produit l’essentiel de son électricité à partir de carburants importés, notamment depuis Oman.
Ce retour intervient deux semaines après le rétablissement, le 1er juillet, de l’ajustement automatique des prix à la pompe. Ceux-ci restent pour l’instant fixés à 4 860 ariary, soit environ 1€ le litre de gasoil.
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