Randonnée en Enfer – Sur le papier, les vacances avaient l’air idyllique : une rando en itinérance avec son compagnon. Mais Léa n’avait pas anticipé qu’au bout de trois jours, son conjoint déciderait de rompre. Et impossible de faire de demi-tour
En partant avec son conjoint faire le tour du Queyras en itinérance, Léa redoutait les orages, le poids du sac ou le dénivelé. Mais la jeune femme de 34 ans n’avait certainement pas anticipé une épreuve, plus redoutable encore : la rupture en plein milieu de la randonnée (et de nul part), après trois ans de relation.
Après deux premiers jours pesants, au cours desquels son copain « faisait déjà bien la gueule », ce dernier lui avoue tout. Cela fait quelque temps qu’il pense qu’il ne l’aime plus mais il s’est forcé à venir faire cette randonnée. Mais à l’entendre, « il n’arrive plus à faire semblant ». C’est donc quelque part à 2.500 mètres d’altitude dans un refuge sans électricité, ni réseau et coupé du monde, que Léa se fait plaquer le troisième soir. « Je ne m’y attendais pas du tout en plus, il n’y avait aucun signe avant-coureur avant le voyage. Mon monde s’est effondré. » Après une nuit de larmes, vient un problème logistique : il reste encore sept jours de marche.
Annulations impossibles et routes bondées
Se pose logiquement la question de rentrer mais deux raisons l’en dissuadent. Premièrement, l’organisation. « Rien n’était annulable et on avait dépensé beaucoup d’argent. De plus, les refuges dans l’autre sens, pour atteindre le parking, étaient tous complets », période estivale oblige. Ensuite, l’amour a évidemment ses raisons que la rando ignore. « Je me suis dit que c’était rattrapable, que je n’allais pas abandonner notre histoire là, qu’il reviendrait pendant (…)
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