- L’arnaque dite « à la péruvienne » fait beaucoup de victimes sur la route des vacances.
- En particulier vers l’ Espagne, où les barrières de péage ont disparu et où sévit une « mafia de l’autoroute ».
- Regardez ce reportage du JT de TF1.
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Le 13H
Tout commence alors que vous roulez tranquillement sur l’autoroute, direction Barcelone. C’est là que le piège se referme sur vous. Une voiture sur votre gauche vous fait signe de vous arrêter sur le bas-côté. Puis, le conducteur invente un problème à l’arrière de votre véhicule. Pendant que ce dernier détourne l’attention des victimes, son complice, resté caché, se faufile côté passager et dérobe vos biens personnels en quelques secondes.
Ils surveillent la route et communiquent entre eux.
Ils surveillent la route et communiquent entre eux.
Lluis Soler, policier coordinateur de l’unité des voies rapides Mossos d’Esquadra
Chaque jour en moyenne, sept touristes sont victimes de ce type d’arnaque dite « à la péruvienne » sur cette autoroute. Et les automobilistes français sont particulièrement visés, comme le raconte l’un d’eux dans le reportage du 20H de TF1 visible en tête de cet article : « La personne m’a indiqué que j’avais soi-disant un problème à la roue. Elle n’était pas plus dégonflée que l’autre, donc ça allait très bien. Pendant ce temps, je me relève et je vois quelqu’un qui parle. Et là, je vois que ce qu’ils pensaient certainement être un sac à dos, et qui n’était qu’une glaciaire, avait disparu »
. Une mère de famille enchaîne : « Une dame est venue me demander le chemin. En fait, le chemin, il est facile, on suit l’autoroute, quoi. Mais le temps que je réponde, on est venus ouvrir la portière derrière et mon sac était parti »
, témoigne-t-elle.
Alors, pour sensibiliser les automobilistes, les policiers catalans font de la prévention en français. Il faut dire que depuis la suppression des péages il y a cinq ans, le nombre de délits a presque triplé sur cette autoroute qui relie la France à l’Espagne. Les malfaiteurs profitent en effet de l’absence de barrières pour échapper aux policiers catalans, qui patrouillent deux fois plus que d’habitude. Pour s’en rendre compte, notre équipe monte à bord de leur voiture banalisée, utilisée pour passer inaperçue. « Ils surveillent la route et communiquent entre eux. Un jour, par exemple, on a repéré un de leurs informateurs sur un pont »
, indique Lluis Soler, policier coordinateur de l’unité des voies rapides Mossos d’Esquadra.
Originaire d’Europe de l’Est, cette « mafia de l’autoroute » est installée dans la région depuis plusieurs années. « Souvent, ils ont des plaques d’immatriculation étrangères, françaises, allemandes, lituaniennes »,
détaille Lluis Soler. La plupart des malfaiteurs sont des multirécidivistes, avec parfois une centaine d’arrestations à leur actif. Souvent, ils risquent seulement quelques mois de prison, voire une simple amende. « Comme c’est un vol sans violence, ils restent en liberté en attendant d’être jugés. Donc si j’arrête un voleur à 14h aujourd’hui, il peut très bien recommencer demain à la même heure »,
déplore le policier.
Les forces de l’ordre conseillent donc de ne jamais vous arrêter si un véhicule inconnu vous le demande. En cas de vol, contactez immédiatement le 112, le numéro d’urgence européen.




