- Dans le pays, la grogne monte contre la hausse des prix du carburant.
- Pour apaiser les tensions, le Premier ministre a annoncé prolonger les aides aux secteurs les plus touchés.
- En outre, le gouvernement ne ferme « pas la porte à de nouveaux dispositifs » d’aide.
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Moyen-Orient : avec la guerre, les prix des carburants et du gaz s’envolent
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La hausse des prix à la pompe a provoqué de nouveaux appels à manifester, ainsi que le blocage de dépôts pétroliers par des pêcheurs en Méditerranée. Les autorités suivent de près la situation, redoutant le retour du mouvement des Gilets jaunes.
Pour contenir la grogne, Sébastien Lecornu a ainsi demandé à ses ministres, ce mercredi 16 septembre, de « prolonger »
jusqu’au 31 décembre les dispositifs d’aides ciblées aux secteurs touchés par la flambée des prix des carburants, a rapporté son entourage. « L’objectif est de préserver l’activité économique, l’emploi et la croissance, en donnant de la visibilité aux entreprises »,
selon la même source.
Niveau maximal pour les pêcheurs
Pour les pêcheurs, qui ont mené plusieurs actions de blocage ces derniers jours, l’aide sera relevée de 25 à 35 centimes par litre. « Après son ajustement à la baisse cet été »
, l’aide aux pêcheurs « retrouvera ainsi son niveau maximal autorisé par la Commission européenne pour permettre aux navires de continuer à sortir en mer »,
ont expliqué les services du Premier ministre.
Pour les entreprises éligibles du BTP, le soutien sera « prolongé à hauteur de 20 centimes »
par litre de diesel non routier, et pour les agriculteurs, l’aide de 15 centimes par litre sera également prolongée. L’aide aux agriculteurs sur les carburants viendra « en complément des autres aides du plan d’urgence agricole »
, précise-t-on.
Par ailleurs, le gouvernement ne ferme « pas la porte à de nouveaux dispositifs »
d’aide « parce que cette situation devient de plus en plus difficile, et particulièrement depuis quelques semaines »,
avait indiqué la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon, à l’issue du Conseil des ministres.
À ce même Conseil, le président Emmanuel Macron a demandé à son gouvernement sa « totale mobilisation »
sur « l’approvisionnement »
et la « maîtrise des prix »
des carburants, selon Maud Bregeon. Elle avait évoqué un travail « sur une possibilité d’avoir davantage de flexibilité dans la réglementation à l’échelle européenne »
, notamment pour « assouplir un petit peu le système »
concernant les raffineries.

