Le temps de l’hommage après la mort de Florian Montorio. Ce militaire français a été tué ce samedi 18 avril dans le sud du Liban, lors d’une embuscade contre des Casques bleus de la Finul attribuée au Hezbollah. Trois autres soldats français ont été blessés dans cette attaque.
« La Nation s’incline avec respect et adresse son soutien aux familles de nos soldats et à tous nos militaires engagés pour la paix au Liban. Tout laisse à penser que la responsabilité de cette attaque incombe au Hezbollah », a déclaré Emmanuel Macron sur X.
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Le sergent-chef Florian Montorio, rattaché au 17e régiment du génie parachutiste de Montauban, a été tué « par un tir direct à l’arme légère », dans la région de Deir-Kifa, a précisé la ministre française des Armées Catherine Vautrin sur X.
Âgé de 40 ans, ayant servi sur de nombreux théâtres d’opérations depuis son engagement en 2007, il était « un militaire d’exception », a dit son chef de corps, le colonel Jérémy Akil, saluant un homme « profondément généreux et courageux ». Il a notamment cité « la prise en charge d’un de ses camarades blessés lorsqu’il était en Afghanistan (…) dans des conditions particulièrement périlleuses ». Ce sauvetage lui a valu « la citation à l’ordre de la brigade » et l’attribution de la Croix de la valeur militaire. « Sa bravoure et sa valeur étaient immense », a appuyé Jérémy Akil.
« En 19 ans de service, Florian avait de l’expérience opérationnelle », a-t-il rappelé. Le militaire a en effet été envoyé dans de nombreux pays : le Sénégal, le Liban, l’Irak, le Mali, la Côte d’Ivoire… Il avait atteint le grade de sergent-chef et s’était distingué par « un sang-froid exemplaire et un sens du commandement hors du commun ».
Père de deux filles, il était « au terme de son parcours militaire » et devait revenir à la vie civile « d’ici quelques mois ».
Pour le maire de Valence-d’Agen (Tarn-et-Garonne), Jean-Michel Baylet, la mort de ce militaire originaire de sa commune constitue « un drame ». « La famille Montorio est très connue à Valence d’Agen. Il y a d’ailleurs plusieurs branches. Ce sont des gens bien de chez nous et nous sommes malheureux », a-t-il déclaré à l’AFP.
Un hommage avant un match de rugby
De son côté, le président du Rugby Club du Brulhois, basé à Dunes, près de Valence-d’Agen, où Florian Montorio a joué pendant des années s’est souvenu d’« un très grand type, toujours le sourire, toujours prêt à tout, une gentillesse énorme ».
Le maire de Montauban, Didier Lallemand, a quant à lui fait part d’« une immense tristesse et un immense chagrin parce qu’une fois de plus le 17e RGP paye un lourd tribut dans ses missions ».
Par ailleurs, un hommage lui a aussi été rendu ce samedi avant le coup d’envoi du match de rugby Montauban-Toulon. « Toutes nos pensées vont à notre camarade Florian Montorio, tombé ce matin même au Sud-Liban. “Sapeur suis, para demeure”, telle est sa devise. On ne peut que vous demander de l’applaudir en sa mémoire », a dit le speaker aux spectateurs du match.
Quelques minutes plus tôt, comme prévu bien avant la nouvelle du décès du militaire français au Liban, six parachutistes avaient atterri sur la pelouse synthétique principale du stade montalbanais de Sapiac, dont l’un portant le ballon du match et trois avec des parachutes aux couleurs de Toulon.
Cet atterrissage de parachutistes était organisé dans le cadre d’un forum des métiers organisé au stade, où plusieurs stands étaient tenus par le 17e régiment du génie parachutiste.
Les militaires présents sur place restaient très évasifs au sujet de la mort du militaire français au Liban et voulaient rester anonymes. « Je le connais de nom parce qu’on se croise », « on n’en sait pas plus que ce qu’on voit dans la presse », « il était au régiment, oui » ou « je ne peux pas vous révéler d’information, pour l’heure, tout reste à Paris », ont répondu certains d’entre eux.
C’est le deuxième militaire français tué dans l’embrasement de la région après le début fin février des attaques américaines et israéliennes contre l’Iran.
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