- Dès lors que vous utilisez un service en ligne, vous vous exposez à la collecte de vos données personnelles.
- Smartphones, ordinateurs, objets connectés… Tous les appareils y passent.
- C’est également le cas des voitures connectées, qui peuvent traquer vos déplacements en temps réel.
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La récolte des données personnelles est devenue un véritable fléau. Que vous soyez sur votre smartphone ou sur votre ordinateur, en train de naviguer sur Internet ou en train de scroller sur les réseaux sociaux, des entreprises tentent systématiquement de collecter vos données. Ce phénomène va encore plus loin à cause des objets connectés, y compris les voitures. Les véhicules récents sont équipés d’un système de localisation qui enregistre vos coordonnées GPS en temps réel.
Les voitures connectées collectent vos données personnelles
Cette collecte de données est plus que problématique. Et pour cause : en suivant vos coordonnées GPS, une entreprise peut rapidement comprendre vos déplacements, vos habitudes de consommation, le lieu de vie de vos proches ou encore vos horaires de travail. Elle peut également avoir accès à des informations encore plus sensibles, comme vos rendez-vous médicaux. Ces données sont souvent stockées sur des serveurs distants qui peuvent d’ailleurs être piratés. Cela s’est d’ailleurs déjà produit, puisque plusieurs grands constructeurs de véhicules électriques ont été victimes de fuites massives de données de localisation. Par exemple, en septembre 2025, Stellantis a déclaré avoir été victime d’un incident de sécurité en Amérique du Nord. En 2024, c’est Volkswagen, via sa filiale développant le logiciel, Cariad, qui a également subi une fuite de données concernant la géolocalisation de 800.000 véhicules.
Collecte des données personnelles : la Cnil hausse le ton
Pour limiter les risques, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a lancé une consultation auprès des constructeurs automobiles, des loueurs et des fournisseurs de services télématiques. Dans un article (nouvelle fenêtre) publié sur son site le 30 juin 2026, l’autorité a ainsi détaillé de nouvelles mesures pour vous protéger. La Cnil impose aux constructeurs d’avoir votre consentement au préalable – par le biais d’une notification affichée sur l’écran de bord de votre voiture, par exemple – avant de pouvoir collecter et exploiter vos données. Elle ajoute dans sa recommandation que « les responsables du traitement doivent restreindre la consultation ou l’affichage des données de localisation, de façon que les personnels habilités, ayant besoin de connaître la position d’un véhicule, ne puissent y accéder qu’à la survenance du fait générateur, à savoir la déclaration ou la suspicion d’un vol
« .
Une mesure utile, mais limitée, puisque les constructeurs n’ont pas besoin de votre accord lorsque vous utilisez des fonctionnalités qui marchent grâce à la géolocalisation. C’est notamment le cas du guidage GPS en temps réel. La raison ?
« En ce qui concerne l’accès aux données de localisation pour la finalité de ‘lutte contre le vol’, le consentement de l’usager n’est pas requis car cet accès est nécessaire à la fourniture du service. En effet, l’accès aux données de localisation du véhicule est nécessaire à la fourniture du service payant de pistage (ou « tracking ») qui est demandé par le client
« , écrit la Cnil dans sa recommandation.
Cette décision de la Cnil marque une première étape importante pour la protection des données des automobilistes.











